sauvage de survivre sur une fraction de la planète, et simultanément à
l’homme de retrouver un équilibre matériel et moral qui lui fait
actuellement défaut. Elle lui permettra aussi de réaliser sa propre destinée et
de préserver dans les meilleures conditions un patrimoine culturel qui lui
appartient en propre. Le degré de civilisation ne se mesure pas seulement au
nombre de kilowatts produits par les sources d’énergie. Il se mesure surtout
à un grand nombre de critères moraux et spirituels, et à la sagesse des
hommes participant à une civilisation dont ils veulent assurer la pérennité
dans le cadre le plus favorable à son épanouissement. En accord avec des
lois naturelles dont l’homme ne parviendra jamais à se libérer, car elles sont
écrites dans la constitution même du monde.
Comme l’a dit Albert Schweitzer, « le destin de toute vérité est d’être
ridiculisée avant d’être reconnue ». Au moment de terminer cet ouvrage,
nous sommes pleinement conscients des critiques qui nous seront adressées.
Les unes viendront de protecteurs de la nature attardés, ayant conservé la
nostalgie du Néolithique ; ils regretteront que nous n’ayons pas entrepris
avec plus de passion et de sentimentalisme la défense de la nature. Les
autres viendront de technocrates qui jugeront que nos conceptions sont
dépassées par le progrès technique dans lequel ils ont foi, leur ferveur les
poussant à appliquer leurs principes jusqu’à l’absurde.
Nous ne croyons pas moins en la valeur d’un jugement nuancé, d’une
solution de bon sens et d’un compromis entre les besoins légitimes de
l’homme et la nécessité de placer celui-ci dans le cadre d’un monde dont
l’unité biologique ne peut faire de doute.
Nous avons également conscience que bien des aspects de l’influence
de l’homme sur la face de la planète ont été omis. Les questions soulevées
sont en réalité innombrables et il nous a fallu faire un choix parmi des sujets
qui touchent à des matières allant de la sociologie et de l’économie
politique – parfois de la politique – à la biologie et à la géologie. Notre
ambition n’a été que de « décanter » un problème aux aspects multiples,
dans l’analyse duquel toute généralisation est par ailleurs source d’erreurs.
Les biologistes ont acquis la certitude que l’homme ne pourra réaliser
sa destinée que dans un cadre harmonieux, en se soumettant à certaines lois
naturelles immuables. Il est à souhaiter que l’humanité entende leur
l’homme de retrouver un équilibre matériel et moral qui lui fait
actuellement défaut. Elle lui permettra aussi de réaliser sa propre destinée et
de préserver dans les meilleures conditions un patrimoine culturel qui lui
appartient en propre. Le degré de civilisation ne se mesure pas seulement au
nombre de kilowatts produits par les sources d’énergie. Il se mesure surtout
à un grand nombre de critères moraux et spirituels, et à la sagesse des
hommes participant à une civilisation dont ils veulent assurer la pérennité
dans le cadre le plus favorable à son épanouissement. En accord avec des
lois naturelles dont l’homme ne parviendra jamais à se libérer, car elles sont
écrites dans la constitution même du monde.
Comme l’a dit Albert Schweitzer, « le destin de toute vérité est d’être
ridiculisée avant d’être reconnue ». Au moment de terminer cet ouvrage,
nous sommes pleinement conscients des critiques qui nous seront adressées.
Les unes viendront de protecteurs de la nature attardés, ayant conservé la
nostalgie du Néolithique ; ils regretteront que nous n’ayons pas entrepris
avec plus de passion et de sentimentalisme la défense de la nature. Les
autres viendront de technocrates qui jugeront que nos conceptions sont
dépassées par le progrès technique dans lequel ils ont foi, leur ferveur les
poussant à appliquer leurs principes jusqu’à l’absurde.
Nous ne croyons pas moins en la valeur d’un jugement nuancé, d’une
solution de bon sens et d’un compromis entre les besoins légitimes de
l’homme et la nécessité de placer celui-ci dans le cadre d’un monde dont
l’unité biologique ne peut faire de doute.
Nous avons également conscience que bien des aspects de l’influence
de l’homme sur la face de la planète ont été omis. Les questions soulevées
sont en réalité innombrables et il nous a fallu faire un choix parmi des sujets
qui touchent à des matières allant de la sociologie et de l’économie
politique – parfois de la politique – à la biologie et à la géologie. Notre
ambition n’a été que de « décanter » un problème aux aspects multiples,
dans l’analyse duquel toute généralisation est par ailleurs source d’erreurs.
Les biologistes ont acquis la certitude que l’homme ne pourra réaliser
sa destinée que dans un cadre harmonieux, en se soumettant à certaines lois
naturelles immuables. Il est à souhaiter que l’humanité entende leur
