reconstituer plus vite et avant les Insectes carnivores auxquels ils servent de
proies : ceux-ci ne tenant que la troisième place dans les chaînes
alimentaires, l’accroissement de leurs effectifs est de ce fait même plus lent.
Il se produit donc un déséquilibre profond, le traitement antiparasitaire
profitant assez paradoxalement aux parasites. L’homme détruit ainsi une
communauté biologique tout entière, fait particulièrement grave dans des
milieux relativement proches d’un équilibre naturel, par exemple certains
vergers ou plantations tropicales. Une soudaine pullulation d’Insectes
parasites après un traitement par pesticides a été souvent décrite.
D’après Basilewsky, une Punaise parasite du Caféier au Congo et en
Ouganda, Habrochila ghesquieri, se met à pulluler dans les plantations
après les traitements par DDT, causant des dégâts beaucoup plus graves
qu’avant les pulvérisations. Ce ravageur est en effet très peu sensible au
DDT, alors qu’une autre Punaise, Apollodotus chinai, prédateur de la
première et contribuant donc à en limiter le nombre, est détruite par cet
insecticide. Le parasite peut donc proliférer à son aise, l’homme ayant
inconsidérément détruit son allié et favorisé l’ennemi de ses cultures.
En Californie, des applications de DDT pour lutter contre la
Cochenille du citronnier Coccus pseudomagnoliarum et le Thrips du citron
Scirothrips citri, ont eu pour effet de multiplier le nombre des Cochenilles
qui se sont mises à pulluler par suite de la disparition des prédateurs
(Clausen, 1956). Des infestations massives de ce type ont été observées aux
États-Unis dans le cas de nombreux parasites végétaux.
Des cas similaires ont été signalés partout dans le monde, notamment
en Europe
99
, où la destruction des Insectes carnivores s’accompagne
toujours d’une prolifération des Insectes nuisibles dont les premiers
contribuent à limiter les effectifs. Des parasites jusqu’alors d’importance
secondaire peuvent par ailleurs être favorisés lors de la destruction des
ravageurs principaux, vraisemblablement du fait de l’élimination des
prédateurs qui en limitaient les populations. C’est ainsi qu’en Californie les
Acariens sont devenus des parasites dangereux, sans importance avant
l’épandage massif de pesticides de synthèse.
3. Résistance des Insectes aux insecticides
proies : ceux-ci ne tenant que la troisième place dans les chaînes
alimentaires, l’accroissement de leurs effectifs est de ce fait même plus lent.
Il se produit donc un déséquilibre profond, le traitement antiparasitaire
profitant assez paradoxalement aux parasites. L’homme détruit ainsi une
communauté biologique tout entière, fait particulièrement grave dans des
milieux relativement proches d’un équilibre naturel, par exemple certains
vergers ou plantations tropicales. Une soudaine pullulation d’Insectes
parasites après un traitement par pesticides a été souvent décrite.
D’après Basilewsky, une Punaise parasite du Caféier au Congo et en
Ouganda, Habrochila ghesquieri, se met à pulluler dans les plantations
après les traitements par DDT, causant des dégâts beaucoup plus graves
qu’avant les pulvérisations. Ce ravageur est en effet très peu sensible au
DDT, alors qu’une autre Punaise, Apollodotus chinai, prédateur de la
première et contribuant donc à en limiter le nombre, est détruite par cet
insecticide. Le parasite peut donc proliférer à son aise, l’homme ayant
inconsidérément détruit son allié et favorisé l’ennemi de ses cultures.
En Californie, des applications de DDT pour lutter contre la
Cochenille du citronnier Coccus pseudomagnoliarum et le Thrips du citron
Scirothrips citri, ont eu pour effet de multiplier le nombre des Cochenilles
qui se sont mises à pulluler par suite de la disparition des prédateurs
(Clausen, 1956). Des infestations massives de ce type ont été observées aux
États-Unis dans le cas de nombreux parasites végétaux.
Des cas similaires ont été signalés partout dans le monde, notamment
en Europe
99
, où la destruction des Insectes carnivores s’accompagne
toujours d’une prolifération des Insectes nuisibles dont les premiers
contribuent à limiter les effectifs. Des parasites jusqu’alors d’importance
secondaire peuvent par ailleurs être favorisés lors de la destruction des
ravageurs principaux, vraisemblablement du fait de l’élimination des
prédateurs qui en limitaient les populations. C’est ainsi qu’en Californie les
Acariens sont devenus des parasites dangereux, sans importance avant
l’épandage massif de pesticides de synthèse.
3. Résistance des Insectes aux insecticides
