Perturbations dans le régime des fleuves
Pendant les fortes pluies, le sol saturé ne peut plus retenir les
précipitations dont une partie importante s’écoule ainsi directement vers
l’aval, déterminant la crue des fleuves. Ce phénomène naturel qui dépend
d’un grand nombre de facteurs géographiques et climatiques est bien sûr
antérieur aux transformations apportées par l’homme à la surface de la
terre. Les géographes ont depuis longtemps classé les fleuves selon leur
régime et les fluctuations de leur débit. Les crues, souvent subites, sont
surtout fréquentes et ont les conséquences les plus profondes dans les
régions à climat contrasté recouvertes d’un manteau végétal peu abondant.
Les perturbations apportées par l’homme et sa mauvaise gestion des
terres, nous l’avons vu, ont eu pour effet de diminuer d’une manière
profonde la capacité de rétention des sols. Il est de ce fait facile de
comprendre que les zones érodées sont par essence même le théâtre de
crues d’amplitude considérable. Le régime des fleuves s’y trouve
complètement perturbé, le puissant régulateur constitué par les sols des
bassins supérieurs et la végétation, surtout arborescente (rappelons que l’on
a dit qu’une forêt équivaut à un barrage), n’étant plus capable d’amortir et
« d’étaler » l’effet des fortes précipitations
67
. En fait toutes les régions
érodées sont périodiquement ravagées par les inondations
68
.
Les crues des grands cours d’eau chinois sont classiques à ce point de
vue, notamment celles du fleuve Jaune, dont l’histoire représente une
longue lutte entre les eaux et les populations riveraines. Mais les érosions
dont l’homme s’est rendu coupable depuis des millénaires ont donné à un
phénomène, naturel à l’origine, les proportions de catastrophes. Les Chinois
sont sans aucun doute les ennemis les plus acharnés de la forêt qu’ils ont
réussi à supprimer sur la majeure partie de leur territoire national (consulter
notamment les écrits du R. P. Licent, qui a pu au cours de ses longs séjours
en Chine mesurer la vitesse avec laquelle disparaissent les derniers vestiges
boisés).
Les fleuves des États-Unis sont eux aussi sujets à des crues
spectaculaires, provoquant des inondations catastrophiques. C’est le cas de
beaucoup de rivières de l’Ouest, que sa nature aride rend particulièrement
sensible à l’action humaine, et aussi du bassin du Mississippi, qui a été le
siège de catastrophes dues en grande partie à l’action de l’homme. Les
Pendant les fortes pluies, le sol saturé ne peut plus retenir les
précipitations dont une partie importante s’écoule ainsi directement vers
l’aval, déterminant la crue des fleuves. Ce phénomène naturel qui dépend
d’un grand nombre de facteurs géographiques et climatiques est bien sûr
antérieur aux transformations apportées par l’homme à la surface de la
terre. Les géographes ont depuis longtemps classé les fleuves selon leur
régime et les fluctuations de leur débit. Les crues, souvent subites, sont
surtout fréquentes et ont les conséquences les plus profondes dans les
régions à climat contrasté recouvertes d’un manteau végétal peu abondant.
Les perturbations apportées par l’homme et sa mauvaise gestion des
terres, nous l’avons vu, ont eu pour effet de diminuer d’une manière
profonde la capacité de rétention des sols. Il est de ce fait facile de
comprendre que les zones érodées sont par essence même le théâtre de
crues d’amplitude considérable. Le régime des fleuves s’y trouve
complètement perturbé, le puissant régulateur constitué par les sols des
bassins supérieurs et la végétation, surtout arborescente (rappelons que l’on
a dit qu’une forêt équivaut à un barrage), n’étant plus capable d’amortir et
« d’étaler » l’effet des fortes précipitations
67
. En fait toutes les régions
érodées sont périodiquement ravagées par les inondations
68
.
Les crues des grands cours d’eau chinois sont classiques à ce point de
vue, notamment celles du fleuve Jaune, dont l’histoire représente une
longue lutte entre les eaux et les populations riveraines. Mais les érosions
dont l’homme s’est rendu coupable depuis des millénaires ont donné à un
phénomène, naturel à l’origine, les proportions de catastrophes. Les Chinois
sont sans aucun doute les ennemis les plus acharnés de la forêt qu’ils ont
réussi à supprimer sur la majeure partie de leur territoire national (consulter
notamment les écrits du R. P. Licent, qui a pu au cours de ses longs séjours
en Chine mesurer la vitesse avec laquelle disparaissent les derniers vestiges
boisés).
Les fleuves des États-Unis sont eux aussi sujets à des crues
spectaculaires, provoquant des inondations catastrophiques. C’est le cas de
beaucoup de rivières de l’Ouest, que sa nature aride rend particulièrement
sensible à l’action humaine, et aussi du bassin du Mississippi, qui a été le
siège de catastrophes dues en grande partie à l’action de l’homme. Les
