et aux mauvaises pratiques culturales. L’action humaine a sur l’équilibre
hydrique des régions érodées des répercussions particulièrement graves, de
trois ordres différents quoique intimement liés : assèchement progressif,
voire désertification des zones érodées ; inondations ; et accumulation
désordonnée et incontrôlable des matériaux arrachés dans les bassins
supérieurs des réseaux hydrographiques.
Assèchement progressif
L’eau a d’une manière générale tendance à fuir les régions érodées. Le
sol privé de son couvert végétal est modifié dans sa structure même et perd
les propriétés physico-chimiques capables d’assurer la rétention de l’eau.
Les profonds ravins, en entaillant les couches superficielles, font par
ailleurs descendre le niveau de la nappe phréatique. Les perturbations de
l’économie hydrique, qui met en jeu des mécanismes très complexes,
proviennent en grande partie du fait qu’au niveau des zones érodées une
proportion considérable des précipitations atmosphériques ne s’infiltre pas
dans le sol, mais s’écoule immédiatement sans profit pour les terres sur
lesquelles elles tombent ; la partie qui est retenue a tendance à s’enfoncer
vers les couches profondes. Il en résulte un assèchement progressif des
horizons supérieurs, entraînant un appauvrissement de la végétation, luimême à l’origine d’une nouvelle péjoration de la balance hydrique. Et
pendant ce temps l’homme prélève de plus en plus d’eau pour ses multiples
besoins industriels et ménagers. La plupart des grandes villes à travers le
monde manquent d’eau et en utilisent bien plus qu’il n’en tombe dans la
zone de prélèvement normal, épuisant ainsi les ressources du sous-sol.
D’un autre côté la transformation profonde des habitats et l’érosion
consécutive ont des répercussions de grande amplitude sur le climat. Cette
question très controversée a donné lieu à de nombreuses polémiques, en
raison du manque de données objectives et de la difficulté d’interprétation
d’observations relatives à des phénomènes complexes. En se bornant au cas
particulier de la grande forêt hygrophile équatoriale (voir notamment
Aubréville, 1949), il n’est pas douteux que cet habitat exerce une influence
modératrice et régulatrice sur les températures moyennes et extrêmes
(protection du sol contre l’échauffement direct, humidification de
hydrique des régions érodées des répercussions particulièrement graves, de
trois ordres différents quoique intimement liés : assèchement progressif,
voire désertification des zones érodées ; inondations ; et accumulation
désordonnée et incontrôlable des matériaux arrachés dans les bassins
supérieurs des réseaux hydrographiques.
Assèchement progressif
L’eau a d’une manière générale tendance à fuir les régions érodées. Le
sol privé de son couvert végétal est modifié dans sa structure même et perd
les propriétés physico-chimiques capables d’assurer la rétention de l’eau.
Les profonds ravins, en entaillant les couches superficielles, font par
ailleurs descendre le niveau de la nappe phréatique. Les perturbations de
l’économie hydrique, qui met en jeu des mécanismes très complexes,
proviennent en grande partie du fait qu’au niveau des zones érodées une
proportion considérable des précipitations atmosphériques ne s’infiltre pas
dans le sol, mais s’écoule immédiatement sans profit pour les terres sur
lesquelles elles tombent ; la partie qui est retenue a tendance à s’enfoncer
vers les couches profondes. Il en résulte un assèchement progressif des
horizons supérieurs, entraînant un appauvrissement de la végétation, luimême à l’origine d’une nouvelle péjoration de la balance hydrique. Et
pendant ce temps l’homme prélève de plus en plus d’eau pour ses multiples
besoins industriels et ménagers. La plupart des grandes villes à travers le
monde manquent d’eau et en utilisent bien plus qu’il n’en tombe dans la
zone de prélèvement normal, épuisant ainsi les ressources du sous-sol.
D’un autre côté la transformation profonde des habitats et l’érosion
consécutive ont des répercussions de grande amplitude sur le climat. Cette
question très controversée a donné lieu à de nombreuses polémiques, en
raison du manque de données objectives et de la difficulté d’interprétation
d’observations relatives à des phénomènes complexes. En se bornant au cas
particulier de la grande forêt hygrophile équatoriale (voir notamment
Aubréville, 1949), il n’est pas douteux que cet habitat exerce une influence
modératrice et régulatrice sur les températures moyennes et extrêmes
(protection du sol contre l’échauffement direct, humidification de
