entraîne un ravinement de plus en plus profond, emportant progressivement
la terre arable.
Il est évident par ailleurs que l’évaporation physique est beaucoup plus
intense sur un sol nu, 3 fois plus en terrain découvert qu’en forêt. Cet effet
desséchant se traduit aussi par une baisse sensible des condensations
occultes sous forme de rosée, dont le volume peut être dans certains cas,
surtout en région aride, égal et même supérieur à celui des précipitations. Et
n’oublions pas que le sol frappé directement par les rayons solaires
s’échauffe plus rapidement et plus intensément, d’où résulte une
modification de sa microfaune, voire sa destruction, sous la double action
de l’élévation de la température et du rayonnement solaire riche en
radiations nocives aux micro-organismes. Ceux-ci représentent les éléments
fondamentaux pour la fabrication de l’humus, dont le rôle est primordial. Ils
existent souvent en proportion très importante dans le sol : des mesures
faites en Angleterre ont montré que sur un hectare on trouvait 140 t
d’humus comprenant 2,2 t d’organismes vivants (Insectes, Vers, Algues,
Champignons, Bactéries) qui jouent un rôle de premier plan dans la
transformation et le cycle des éléments chimiques et interviennent au
premier rang dans la transformation des matières organiques.
Il faut enfin noter que la mise en culture des biotopes fermés, surtout
forestiers, a une répercussion profonde sur les climats locaux qui se
trouvent bouleversés, tendant toujours vers l’assèchement.
Ces actions multiples, le plus souvent combinées, entraînent l’érosion
accélérée et la transformation de sols, à l’origine fertiles, en terres
improductives sur le plan agricole.
Le maintien d’une couverture végétale naturelle ou artificielle est donc
indispensable à la conservation des sols.
Quelques chiffres permettent de juger cette importance dans la défense
des terres. On a par exemple calculé aux États-Unis, dans l’Ohio, que pour
enlever les couches superficielles d’un sol alluvial sur une épaisseur de
20 cm, il fallait au ruissellement 174 000 ans si le sol est couvert de forêts ;
29 000 ans s’il s’agit d’une prairie ; 100 ans s’il est cultivé selon des
méthodes rationnelles, notamment une sage rotation des cultures, et une
quinzaine d’années dans le cas d’une monoculture de Maïs (Bennett, 1939).
Au Congo, des observations ont montré qu’il faut 40 000 ans pour enlever
15 cm de terre cultivable sous couvert forestier, 10 000 ans sous pâturage et
la terre arable.
Il est évident par ailleurs que l’évaporation physique est beaucoup plus
intense sur un sol nu, 3 fois plus en terrain découvert qu’en forêt. Cet effet
desséchant se traduit aussi par une baisse sensible des condensations
occultes sous forme de rosée, dont le volume peut être dans certains cas,
surtout en région aride, égal et même supérieur à celui des précipitations. Et
n’oublions pas que le sol frappé directement par les rayons solaires
s’échauffe plus rapidement et plus intensément, d’où résulte une
modification de sa microfaune, voire sa destruction, sous la double action
de l’élévation de la température et du rayonnement solaire riche en
radiations nocives aux micro-organismes. Ceux-ci représentent les éléments
fondamentaux pour la fabrication de l’humus, dont le rôle est primordial. Ils
existent souvent en proportion très importante dans le sol : des mesures
faites en Angleterre ont montré que sur un hectare on trouvait 140 t
d’humus comprenant 2,2 t d’organismes vivants (Insectes, Vers, Algues,
Champignons, Bactéries) qui jouent un rôle de premier plan dans la
transformation et le cycle des éléments chimiques et interviennent au
premier rang dans la transformation des matières organiques.
Il faut enfin noter que la mise en culture des biotopes fermés, surtout
forestiers, a une répercussion profonde sur les climats locaux qui se
trouvent bouleversés, tendant toujours vers l’assèchement.
Ces actions multiples, le plus souvent combinées, entraînent l’érosion
accélérée et la transformation de sols, à l’origine fertiles, en terres
improductives sur le plan agricole.
Le maintien d’une couverture végétale naturelle ou artificielle est donc
indispensable à la conservation des sols.
Quelques chiffres permettent de juger cette importance dans la défense
des terres. On a par exemple calculé aux États-Unis, dans l’Ohio, que pour
enlever les couches superficielles d’un sol alluvial sur une épaisseur de
20 cm, il fallait au ruissellement 174 000 ans si le sol est couvert de forêts ;
29 000 ans s’il s’agit d’une prairie ; 100 ans s’il est cultivé selon des
méthodes rationnelles, notamment une sage rotation des cultures, et une
quinzaine d’années dans le cas d’une monoculture de Maïs (Bennett, 1939).
Au Congo, des observations ont montré qu’il faut 40 000 ans pour enlever
15 cm de terre cultivable sous couvert forestier, 10 000 ans sous pâturage et
