causes sont à chercher dans une fécondité élevée et dans une mortalité en
nette diminution.
Les peuples non européens manifestent la même tendance
démographique, sous l’influence de la colonisation et de l’expansion de la
civilisation occidentale (notamment progrès de l’hygiène et lutte contre les
maladies endémiques). Les populations asiatiques s’accrurent dans de fortes
proportions, surtout depuis le début du siècle dernier. En Chine, la
population a triplé entre 1650 et 1850, passant de 113 à 350 millions. Pour
l’ensemble du pays, y compris les territoires périphériques en dehors des 18
provinces, elle était de 450 millions en 1933, puis s’abaissa à 400 millions
vers 1946 en raison de famines et des guerres, avant de passer à
583 millions en 1953.
L’augmentation est beaucoup plus important encore dans l’Inde où
l’accroissement de la population manifeste depuis longtemps une
accélération progressive. On estime que la population a passé de
100 millions en 1600 à 255 millions en 1877, soit un accroissement annuel
moyen de 3,5 ‰ . Puis cette tendance s’accéléra au cours des décennies
suivantes, en raison d’un taux de natalité élevé et constant accompagné
d’un fléchissement de la mortalité (diminution de la mortalité infantile,
régression du choléra et de la peste). Le tableau suivant montre
l’augmentation consécutive du taux d’accroissement annuel, qui a fait
passer à l’Inde en 1967 le cap des 500 millions d’habitants.
Évaluation des taux moyens annuels de natalité et de mortalité dans l’Inde
Périodes
Naissances pour
1 000 habitants
Décès
pour
1 000 habitants
Différence
approximative
1901-1911
48
42,6
5
1911-1921
49
48,6
0
1921-1931
46
36,3
10
1931-1941
45
31,2
14
1951-1961
41,7
22,8
19
On retrouve une évolution semblable dans d’autres parties de l’Asie
tropicale et surtout à Ceylan, un des points du globe où la population
augmente maintenant avec le plus de rapidité, du fait notamment des
progrès spectaculaires de l’hygiène publique (régression de la malaria entre
nette diminution.
Les peuples non européens manifestent la même tendance
démographique, sous l’influence de la colonisation et de l’expansion de la
civilisation occidentale (notamment progrès de l’hygiène et lutte contre les
maladies endémiques). Les populations asiatiques s’accrurent dans de fortes
proportions, surtout depuis le début du siècle dernier. En Chine, la
population a triplé entre 1650 et 1850, passant de 113 à 350 millions. Pour
l’ensemble du pays, y compris les territoires périphériques en dehors des 18
provinces, elle était de 450 millions en 1933, puis s’abaissa à 400 millions
vers 1946 en raison de famines et des guerres, avant de passer à
583 millions en 1953.
L’augmentation est beaucoup plus important encore dans l’Inde où
l’accroissement de la population manifeste depuis longtemps une
accélération progressive. On estime que la population a passé de
100 millions en 1600 à 255 millions en 1877, soit un accroissement annuel
moyen de 3,5 ‰ . Puis cette tendance s’accéléra au cours des décennies
suivantes, en raison d’un taux de natalité élevé et constant accompagné
d’un fléchissement de la mortalité (diminution de la mortalité infantile,
régression du choléra et de la peste). Le tableau suivant montre
l’augmentation consécutive du taux d’accroissement annuel, qui a fait
passer à l’Inde en 1967 le cap des 500 millions d’habitants.
Évaluation des taux moyens annuels de natalité et de mortalité dans l’Inde
Périodes
Naissances pour
1 000 habitants
Décès
pour
1 000 habitants
Différence
approximative
1901-1911
48
42,6
5
1911-1921
49
48,6
0
1921-1931
46
36,3
10
1931-1941
45
31,2
14
1951-1961
41,7
22,8
19
On retrouve une évolution semblable dans d’autres parties de l’Asie
tropicale et surtout à Ceylan, un des points du globe où la population
augmente maintenant avec le plus de rapidité, du fait notamment des
progrès spectaculaires de l’hygiène publique (régression de la malaria entre
