Introduction
Les relations de l’homme moderne avec la planète […]
ont été celles, non pas de partenaires vivant en symbiose,
mais du ténia et du chien qu’il infeste, du mildiou et de la
pomme de terre qu’il parasite.
Aldous Huxley Ape and Essence
Dès la fin du siècle dernier, on crut que les réserves et les parcs
nationaux suffiraient à conserver à tout jamais la flore et la faune sauvages.
Pour en protéger des témoins, il suffisait de mettre des territoires aussi
vastes que possible à l’abri de toute dégradation de la part de l’homme et de
les considérer comme des « sanctuaires » ; le reste de la planète pouvait
alors être abandonné à une exploitation sans frein et sans limites. Il y avait
deux sortes de territoires : les uns livrés à l’influence humaine, les autres,
mis en réserve, se trouvant noyés au milieu de zones où la nature sauvage
pouvait être entièrement détruite.
Cette conception fut sans doute fondée à une époque où il s’est agi
avant tout de préserver coûte que coûte les derniers vestiges ayant survécu
aux dévastations des siècles antérieurs. On craignait la disparition à brève
échéance de la plupart des espèces animales et végétales ; il fallait prendre
d’une manière urgente des mesures de conservation en constituant des
refuges inviolables.
Les relations de l’homme moderne avec la planète […]
ont été celles, non pas de partenaires vivant en symbiose,
mais du ténia et du chien qu’il infeste, du mildiou et de la
pomme de terre qu’il parasite.
Aldous Huxley Ape and Essence
Dès la fin du siècle dernier, on crut que les réserves et les parcs
nationaux suffiraient à conserver à tout jamais la flore et la faune sauvages.
Pour en protéger des témoins, il suffisait de mettre des territoires aussi
vastes que possible à l’abri de toute dégradation de la part de l’homme et de
les considérer comme des « sanctuaires » ; le reste de la planète pouvait
alors être abandonné à une exploitation sans frein et sans limites. Il y avait
deux sortes de territoires : les uns livrés à l’influence humaine, les autres,
mis en réserve, se trouvant noyés au milieu de zones où la nature sauvage
pouvait être entièrement détruite.
Cette conception fut sans doute fondée à une époque où il s’est agi
avant tout de préserver coûte que coûte les derniers vestiges ayant survécu
aux dévastations des siècles antérieurs. On craignait la disparition à brève
échéance de la plupart des espèces animales et végétales ; il fallait prendre
d’une manière urgente des mesures de conservation en constituant des
refuges inviolables.
