très importantes pour la préservation de la vie sauvage. Tel est par exemple
le Bontebok N. P., dans la province du Cap, où se rencontrent les derniers
Bonteboks. En deux points de cette province se trouvent les derniers
Éléphants de l’extrême sud de l’Afrique : l’Addo N. P. et la réserve
forestière de Knysna, près de Port Elisabeth. Pour protéger les Éléphants et
leur interdire toute incursion dans les terres cultivées, ce qui les ferait
immédiatement mettre au ban par les planteurs, on a entouré les forêts où ils
se tiennent de solides barrières faites de rails de chemin de fer. Sans doute
leurs conditions d’existence sont-elles quelque peu artificielles (on leur
donne notamment un complément de nourriture sous forme d’oranges) ;
mais ces mesures permettent néanmoins de préserver dans le sud de
l’Afrique des animaux qui en auraient autrement depuis longtemps
disparu
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.
Dans les autres régions d’Afrique, deux conceptions ont présidé à
l’aménagement et à la gestion des réserves naturelles.
L’une visait à la création de parcs nationaux en leur donnant en fait le
statut de réserves intégrales. C’est avant tout le cas des parcs nationaux du
Zaïre tels que les ont organisés les administrateurs belges puis zaïrois
(fig. 29). En 1925, le roi Albert de Belgique signa le décret créant le fameux
parc qui a porté son nom, juste hommage à celui qui avait compris la portée
de ce geste. Cela ne fut que le premier pas d’une série de mesures qui
dotèrent le Zaïre des parcs nationaux les mieux organisés de tout le
continent. Sous la direction du professeur V. Van Straelen, les parcs
nationaux de la Garamba, des Virungas, de l’Upemba et de la Kagera, ce
dernier au Rwanda, mirent à l’abri la faune, la flore et les biotopes les plus
fameux de toute l’Afrique. Le parc des Virungas (parc Albert) est sans
doute le mieux connu de tous (fig. 30). Sur 800 000 ha, il englobe le versant
occidental du Ruwenzori, les riches savanes des plaines de la Semliki et de
la Rutshuru, respectivement au nord et au sud du lac Édouard, et la chaîne
des volcans au nord du lac Kivu. On y rencontre une grande diversité de
milieux, allant des savanes sèches à Euphorbes cactiformes et des forêts
hygrophiles aux biotopes de grande altitude, notamment aux forêts de
Bambous et aux prairies alpines entrecoupées de Lobélies et de Séneçons
géants. Les escarpements du Graben forment les limites naturelles de ce
parc, situé dans son ensemble dans les grandes plaines d’effondrement entre
deux failles profondes. Une faune riche et bien diversifiée habite les
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