Chapitre 3 • Roches métamorphiques : localisation, textures, structures…
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Les roches du métamorphisme régional présentent généralement une structure
planaire qui est soit une schistosité, soit une foliation, soit un litage que l’on appelle
tectonique ou métamorphique. Les micaschistes sont des schistes micacés (le plus
souvent biotite et/ou muscovite) dans lesquels les plans de schistosité affectent une
lithologie homogène. Les gneiss présentent une foliation ou un litage tectonique
constitué de lits de lithologies contrastés dont l’espacement est de l’ordre de quelques
millimètres/centimètres. En fait, l’usage courant en langue française réserve le terme
de gneiss aux roches granolépidoblastiques qui montrent l’alternance à l’échelle du
millimètre/centimètre de lits quartzofeldspathiques et de lits micacés. Par extension,
des micaschistes qui contiennent du plagioclase sont parfois appelés gneiss fins.
Cette nomenclature établie sur la base de la texture concerne essentiellement les
métapélites, les métagrauwackes et les métagranitoïdes. Cependant, le terme de schiste
s’applique également à certaines métabasites : schiste vert (schiste à actinote + chlorite
+ épidote), schiste bleu à glaucophane, etc.
c) Composition minéralogique des roches
La nature des assemblages minéralogiques permet de préciser ad libitum la description
des roches métamorphiques : cornéenne à épidote ; micaschiste à staurotide et
disthène ; gneiss à sillimanite et grenat ; etc. Les termes basés sur l’abondance d’un
minéral se définissent d’eux-mêmes. C’est le cas des amphibolites, glaucophanites,
pyroxénites, diopsidites, etc. dans lesquelles un minéral domine : amphibole, glaucophane, pyroxène, diospside, etc. Chacun de ces termes peut-être précisé par la mention
d’un autre minéral important de la paragenèse (amphibolite à épidote ; pyroxénite à
grenat ; etc.). Les éclogites sont des clinopyroxénites à grenat dépourvues de plagioclase ; le clinopyroxène, appelé omphacite, est sodique et relativement riche en pôle
pur jadéite (NaAlSi 2 O 6 ).
Les roches carbonatées (à calcite et/ou dolomite) métamorphiques sont des marbres.
Mais ce terme reste imprécis. Lorsque d’autres minéraux calciques sont présents
dans la roche, il est souhaitable de parler de roches (ou gneiss) à silicates calciques.
Notons que le mot marbre a une acception beaucoup plus générale dans l’industrie
de la pierre, où il désigne toute roche susceptible d’acquérir un poli suffisant pour
l’utilisation ornementale. La plupart des « marbres » des marbriers sont des granitoïdes, des anorthosites et des serpentines.
Parmi les différents termes présentés dans ce paragraphe, certains sont utilisés non
seulement pour caractériser pétrographiquement certains types de roches, mais aussi
pour définir les conditions du métamorphisme à l’aide des faciès métamorphiques
(cf. paragraphe 3.3.1). Cela n’est pas sans ambiguïté et vient du fait que les faciès
métamorphiques portent le nom de la roche basique dans ces conditions P-T : schistes
verts, amphibolites, éclogites, granulites. Il est donc impératif, lorsque l’on parle des
conditions P-T, de préciser systématiquement, aussi rébarbatif que cela puisse paraître,
« roche dans les conditions du faciès… » et réserver à la description pétrographique
des roches, les mots schistes verts, éclogites, etc.
9782100522682-Nicollet.fm Page 44 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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Les roches du métamorphisme régional présentent généralement une structure
planaire qui est soit une schistosité, soit une foliation, soit un litage que l’on appelle
tectonique ou métamorphique. Les micaschistes sont des schistes micacés (le plus
souvent biotite et/ou muscovite) dans lesquels les plans de schistosité affectent une
lithologie homogène. Les gneiss présentent une foliation ou un litage tectonique
constitué de lits de lithologies contrastés dont l’espacement est de l’ordre de quelques
millimètres/centimètres. En fait, l’usage courant en langue française réserve le terme
de gneiss aux roches granolépidoblastiques qui montrent l’alternance à l’échelle du
millimètre/centimètre de lits quartzofeldspathiques et de lits micacés. Par extension,
des micaschistes qui contiennent du plagioclase sont parfois appelés gneiss fins.
Cette nomenclature établie sur la base de la texture concerne essentiellement les
métapélites, les métagrauwackes et les métagranitoïdes. Cependant, le terme de schiste
s’applique également à certaines métabasites : schiste vert (schiste à actinote + chlorite
+ épidote), schiste bleu à glaucophane, etc.
c) Composition minéralogique des roches
La nature des assemblages minéralogiques permet de préciser ad libitum la description
des roches métamorphiques : cornéenne à épidote ; micaschiste à staurotide et
disthène ; gneiss à sillimanite et grenat ; etc. Les termes basés sur l’abondance d’un
minéral se définissent d’eux-mêmes. C’est le cas des amphibolites, glaucophanites,
pyroxénites, diopsidites, etc. dans lesquelles un minéral domine : amphibole, glaucophane, pyroxène, diospside, etc. Chacun de ces termes peut-être précisé par la mention
d’un autre minéral important de la paragenèse (amphibolite à épidote ; pyroxénite à
grenat ; etc.). Les éclogites sont des clinopyroxénites à grenat dépourvues de plagioclase ; le clinopyroxène, appelé omphacite, est sodique et relativement riche en pôle
pur jadéite (NaAlSi 2 O 6 ).
Les roches carbonatées (à calcite et/ou dolomite) métamorphiques sont des marbres.
Mais ce terme reste imprécis. Lorsque d’autres minéraux calciques sont présents
dans la roche, il est souhaitable de parler de roches (ou gneiss) à silicates calciques.
Notons que le mot marbre a une acception beaucoup plus générale dans l’industrie
de la pierre, où il désigne toute roche susceptible d’acquérir un poli suffisant pour
l’utilisation ornementale. La plupart des « marbres » des marbriers sont des granitoïdes, des anorthosites et des serpentines.
Parmi les différents termes présentés dans ce paragraphe, certains sont utilisés non
seulement pour caractériser pétrographiquement certains types de roches, mais aussi
pour définir les conditions du métamorphisme à l’aide des faciès métamorphiques
(cf. paragraphe 3.3.1). Cela n’est pas sans ambiguïté et vient du fait que les faciès
métamorphiques portent le nom de la roche basique dans ces conditions P-T : schistes
verts, amphibolites, éclogites, granulites. Il est donc impératif, lorsque l’on parle des
conditions P-T, de préciser systématiquement, aussi rébarbatif que cela puisse paraître,
« roche dans les conditions du faciès… » et réserver à la description pétrographique
des roches, les mots schistes verts, éclogites, etc.
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