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3.7 • Nomenclature des roches métamorphiques
néoformés et des minéraux réactifs, elles permettent de reconnaître sans mal les
réactions impliquées.
3.7 NOMENCLATURE DES ROCHES MÉTAMORPHIQUES
Contrairement aux roches éruptives qui sont classées sur la base de leur composition
minéralogique et chimique, les roches métamorphiques ne font pas encore l’objet d’une
nomenclature claire, universellement acceptée. Les propositions d’une commission
internationale sont publiées, après de longues années de travaux (D. Fettes et
J. Desmons, 2007).
À l’usage, le nom que le géologue donne à une roche métamorphique doit refléter
les caractéristiques qui peuvent être reconnues dans cette roche. Ce nom peut être basé
sur la nature du protolithe, sur la texture ou la minéralogie. Une telle nomenclature
à plusieurs entrées engendre une réelle confusion. Ainsi, la classification d’une roche
peut évoluer au fur et à mesure de l’acquisition d’informations supplémentaires :
observation macroscopique sur le terrain, puis au microscope au laboratoire, de
l’analyse chimique, etc. Plusieurs noms peuvent être reconnus à une roche : ils seront
employés selon les caractéristiques de la roche qu’il apparaît souhaitable de faire
ressortir. Si l’information importante est la nature du protolithe (s’il est encore identifiable), on parle de métagabbro. Si l’information importante concerne les conditions
métamorphiques, on parle d’amphibolite. Il est possible de combiner plusieurs noms
ou adjectifs et de parler de métagabbro amphibolitique.
a) Nature du protolithe
Si la roche initiale (protolithe) est encore clairement reconnaissable, il est commode
de lui associer le préfixe méta. Métabasalte, métabasite, métagranite, métapélite ou
métachert sont quelques exemples d’appellations largement employées. Dans le cas
où le protolithe n’est pas très bien identifié, mais, par contre, si son origine – ignée
ou sédimentaire – est bien reconnue, les préfixes ortho- ou para- sont alors utilisés.
Ainsi un orthogneiss est un granitoïde déformé et métamorphisé tandis qu’un paragneiss est une métapélite ou une métagrauwacke. D’autre part, on regroupe les
protolithes en fonction de leurs compositions chimiques en quatre séquences métamorphiques sur lesquelles nous reviendrons au chapitre 5.
b) Textures des roches
Les roches non schisteuses sont généralement caractérisées par des textures granoblastiques isotropes. Ce sont des granofels, roche massive à grain fin, inframillimétrique. Cornéennes (hornfels en anglais) sont des termes spécifiques pour désigner
des granofels formés par métamorphisme de contact. Les « schistes » tachetés sont
généralement associés au métamorphisme de contact (cf. chapitre 11) ; ils sont
caractérisés par des porphyroblastes de cordiérite et/ou d’andalousite dans une matrice
très fine, granoblastique peu orientée.
9782100522682-Nicollet.fm Page 43 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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3.7 • Nomenclature des roches métamorphiques
néoformés et des minéraux réactifs, elles permettent de reconnaître sans mal les
réactions impliquées.
3.7 NOMENCLATURE DES ROCHES MÉTAMORPHIQUES
Contrairement aux roches éruptives qui sont classées sur la base de leur composition
minéralogique et chimique, les roches métamorphiques ne font pas encore l’objet d’une
nomenclature claire, universellement acceptée. Les propositions d’une commission
internationale sont publiées, après de longues années de travaux (D. Fettes et
J. Desmons, 2007).
À l’usage, le nom que le géologue donne à une roche métamorphique doit refléter
les caractéristiques qui peuvent être reconnues dans cette roche. Ce nom peut être basé
sur la nature du protolithe, sur la texture ou la minéralogie. Une telle nomenclature
à plusieurs entrées engendre une réelle confusion. Ainsi, la classification d’une roche
peut évoluer au fur et à mesure de l’acquisition d’informations supplémentaires :
observation macroscopique sur le terrain, puis au microscope au laboratoire, de
l’analyse chimique, etc. Plusieurs noms peuvent être reconnus à une roche : ils seront
employés selon les caractéristiques de la roche qu’il apparaît souhaitable de faire
ressortir. Si l’information importante est la nature du protolithe (s’il est encore identifiable), on parle de métagabbro. Si l’information importante concerne les conditions
métamorphiques, on parle d’amphibolite. Il est possible de combiner plusieurs noms
ou adjectifs et de parler de métagabbro amphibolitique.
a) Nature du protolithe
Si la roche initiale (protolithe) est encore clairement reconnaissable, il est commode
de lui associer le préfixe méta. Métabasalte, métabasite, métagranite, métapélite ou
métachert sont quelques exemples d’appellations largement employées. Dans le cas
où le protolithe n’est pas très bien identifié, mais, par contre, si son origine – ignée
ou sédimentaire – est bien reconnue, les préfixes ortho- ou para- sont alors utilisés.
Ainsi un orthogneiss est un granitoïde déformé et métamorphisé tandis qu’un paragneiss est une métapélite ou une métagrauwacke. D’autre part, on regroupe les
protolithes en fonction de leurs compositions chimiques en quatre séquences métamorphiques sur lesquelles nous reviendrons au chapitre 5.
b) Textures des roches
Les roches non schisteuses sont généralement caractérisées par des textures granoblastiques isotropes. Ce sont des granofels, roche massive à grain fin, inframillimétrique. Cornéennes (hornfels en anglais) sont des termes spécifiques pour désigner
des granofels formés par métamorphisme de contact. Les « schistes » tachetés sont
généralement associés au métamorphisme de contact (cf. chapitre 11) ; ils sont
caractérisés par des porphyroblastes de cordiérite et/ou d’andalousite dans une matrice
très fine, granoblastique peu orientée.
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