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Exercices
Quelles que soient les modalités précises de formation du métamorphisme
inverse, il est important de noter que celui-ci est le témoin indéniable d’une zone de
chevauchement majeur dans un contexte de convergence intracontinentale et qu’il
peut permettre d’évaluer l’amplitude des déplacements.
1.1 Influence de la composition chimique des roches
sur leur minéralogie
Expliquez l’absence du chloritoïde dans la série métamorphique de MP du Lévezou et
l’absence de la staurotide et du disthène dans les conditions du faciès Schistes verts.
On remarque en effet que les paragenèses des métapélites dans le faciès Schistes
verts d’un gradient de MP sont extrêmement monotones. Il s’agit essentiellement de
micaschistes à Chl + Bt + Ms + Qtz auquel s’ajoute, à la transition avec le faciès
Amphibolite, le grenat : Chl + Bt + Ms + Grt + Qtz. Pourtant, plusieurs minéraux
alumineux, stables dès le début des conditions du faciès Schistes verts (figure 13.10)
restent rares avant le faciès Amphibolite : il s’agit du disthène qui remplace la pyrophyllite (phyllosilicate d’alumine) dès 400 °C ; le chloritoïde se forme à partir de
micas dans la même gamme de température ; la staurotide est stable bien avant
l’isograde Std+ défini au paragraphe 8.1 ! (réaction 6 sur le diagramme PT de la
figure 13.10). Après avoir expliqué la rareté de ces 3 minéraux dans les conditions
du faciès Schistes verts et, en particulier, l’absence du chloritoïde dans le massif du
Lévezou (figure 13.2), nous pourrons en tirer des conclusions sur la signification et
les précautions d’emploi des « minéraux index » et isogrades du métamorphisme.
Pour mener à bien cette étude, dessinez les diagrammes triangulaires AFM dans les
champs numérotés respectivement T1, T2 et T3. Vous noterez que :
• la composition des phases ferromagnésiennes se déplace vers les compositions
magnésiennes lorsque T augmente. Ces variations sont très inégales : elles sont
très importantes pour les deux micas biotite et chlorite et beaucoup plus modestes
pour les grenats, chloritoïde et staurotide. Dans le cadre de cet exercice, vous
considérerez que les compositions de ces 3 minéraux ne changent pas ; la composition de la chlorite s’étend dans toute la gamme Fe-Mg à basses températures et
se réduit vers le pôle Mg lorsque T augmente (figure 13.11).
• les champs T1 et T2 sur le diagramme PT de la figure 13.10 sont séparés par les
réactions (3) FeCld + Ann = Alm + Ms + V et (2) Cld + Ky = St + Chl.
• de même, les champs T2 et T3 sont séparés par les réactions (4) Cld + Bi + V
= Grt + Chl.
Exercices
9782100522682-Nicollet.fm Page 193 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
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Quelles que soient les modalités précises de formation du métamorphisme
inverse, il est important de noter que celui-ci est le témoin indéniable d’une zone de
chevauchement majeur dans un contexte de convergence intracontinentale et qu’il
peut permettre d’évaluer l’amplitude des déplacements.
1.1 Influence de la composition chimique des roches
sur leur minéralogie
Expliquez l’absence du chloritoïde dans la série métamorphique de MP du Lévezou et
l’absence de la staurotide et du disthène dans les conditions du faciès Schistes verts.
On remarque en effet que les paragenèses des métapélites dans le faciès Schistes
verts d’un gradient de MP sont extrêmement monotones. Il s’agit essentiellement de
micaschistes à Chl + Bt + Ms + Qtz auquel s’ajoute, à la transition avec le faciès
Amphibolite, le grenat : Chl + Bt + Ms + Grt + Qtz. Pourtant, plusieurs minéraux
alumineux, stables dès le début des conditions du faciès Schistes verts (figure 13.10)
restent rares avant le faciès Amphibolite : il s’agit du disthène qui remplace la pyrophyllite (phyllosilicate d’alumine) dès 400 °C ; le chloritoïde se forme à partir de
micas dans la même gamme de température ; la staurotide est stable bien avant
l’isograde Std+ défini au paragraphe 8.1 ! (réaction 6 sur le diagramme PT de la
figure 13.10). Après avoir expliqué la rareté de ces 3 minéraux dans les conditions
du faciès Schistes verts et, en particulier, l’absence du chloritoïde dans le massif du
Lévezou (figure 13.2), nous pourrons en tirer des conclusions sur la signification et
les précautions d’emploi des « minéraux index » et isogrades du métamorphisme.
Pour mener à bien cette étude, dessinez les diagrammes triangulaires AFM dans les
champs numérotés respectivement T1, T2 et T3. Vous noterez que :
• la composition des phases ferromagnésiennes se déplace vers les compositions
magnésiennes lorsque T augmente. Ces variations sont très inégales : elles sont
très importantes pour les deux micas biotite et chlorite et beaucoup plus modestes
pour les grenats, chloritoïde et staurotide. Dans le cadre de cet exercice, vous
considérerez que les compositions de ces 3 minéraux ne changent pas ; la composition de la chlorite s’étend dans toute la gamme Fe-Mg à basses températures et
se réduit vers le pôle Mg lorsque T augmente (figure 13.11).
• les champs T1 et T2 sur le diagramme PT de la figure 13.10 sont séparés par les
réactions (3) FeCld + Ann = Alm + Ms + V et (2) Cld + Ky = St + Chl.
• de même, les champs T2 et T3 sont séparés par les réactions (4) Cld + Bi + V
= Grt + Chl.
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