212
Chapitre 14 • Aldéhydes et cétones
L’ylure, par son carbone nucléophile, va réagir sur le carbonyle
pour mener à une bétaïne qui va se cycliser en oxaphosphénate. Ce
dernier se décompose par chauffage en alcène et en oxyde de triphénylphosphine (Ph 3 P=O) :
14.3 PROPRIÉTÉS DUES À LA MOBILITÉ DE L’HYDROGÈNE
PORTÉ PAR LE CARBONE EN POSITION α α α
α
DU GROUPEMENT CARBONYLE
a) Énolisation
Nous avons vu au chapitre 4 qu’un hydrogène situé sur le carbone en
position α d’un carbonyle, d’un aldéhyde ou d’une cétone peut mener
la formation d’un énol :
Malgré un pourcentage d’énol très faible en série aliphatique,
celui-ci peut être le siège de nombreuses réactions. La formation de
l’énol ou de l’énolate peut être catalysée par les acides ou les bases.
Catalyse par les acides
Il y a d’abord protonation du groupement carbonyle (étape rapide),
suivie du départ du proton porté par le carbone Cα (étape lente).
CH R
Ph 3 P
H
, X
B
BH , X
H acide
CH R
Ph 3 P
CH R
Ph 3 P
ylure
CH R
Ph 3 P
C
O
CH R
Ph 3 P
C
O
R CH C + Ph 3 P O
CH R
Ph 3 P
C
O
bétaïne
oxaphosphénate
C
H
C
O
C C
OH
C
H
C
O
C C
OH
+ H
C
H
C
O H
+ H
rapide
lent
α α
Précédent

- 219/258

Suivant