2 • Chromatographie liquide haute performance
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en eau, s’en trouve améliorée. Les sucres, les peptides et autres composés hydrophiles deviennent séparables (voir figure 2.16).
Le gel de silice, à son tour, peut être remplacé par l’alumine ou l’oxyde de zirconium
(ZrO 2 ) comme supports de dépôts réticulés à base de polybutadiène ou d’autres polymères
styrène/divinylbenzène ou hydroxyméthylstyrène. Ces phases stationnaires présentent une
meilleure stabilité en milieu basique ou acide, certaines colonnes pouvant être rincées à la
soude 1M, ce que ne supportent pas les liaisons Si–O–C. Signalons enfin que le graphite poreux sous forme de sphères dont la surface est 100 % carbone, donc totalement hydrophobe,
a reçu des applications pour les composés ayant des facteurs de rétention élevés.
ClSiMe R
2
Cl SiMeR
2
Cl SiMeR
2
R = C H (RP-8)
8 17
R = C H (RP-18)
18. 37
+ H O
2
modification de la surface
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–O–SiMe R
2
Si–O–SiMe R
2
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–O–Si–O–Si...
R
R
Me
Me
Si O
Si O
Si O
Si O
Si O
Si O
OSiMe 2 R O
OH O
Si O
OH
R
Me
OSiMe 2 OR
surface greffée
couche monomérique
couche polymérique
Si–O–Si–-R
Me
Me
Si–O–Si–-R
Me
Me
Si–O–Si–CH –CH –N–CH –CH –CH –SO
2
2
2
2
2
3
Me
Me
Me
Me
+
-
Figure 2.13 Formation d’organosilanes greffés à l’interface du gel de silice.
Représentation de quelques groupements monomériques ou polymériques rencontrés
en surface du gel de silice. Détail d’une particule chevelue. L’enchaînement Si–O–Si–C est
plus stable que Si–O–C. On peut atteindre, pour les revêtements polymériques, plus de
15 % de carbone après greffage sur les silanols accessibles. En bas, un exemple de phase
comportant un greffon dipolaire. D’autres réactions sont aussi utilisées (hydrosylylation
en particulier).
2.7 CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE CHIRALE
Un composé moléculaire organique dont la formule développée révèle l’existence d’un
centre d’asymétrie, conduit généralement à notre échelle, dite macroscopique, à un mélange en quantités variables des deux énantiomères possibles R et S. Si on chromatographie
ce composé sur une colonne dont la phase stationnaire est chirale, c’est-à-dire possédant des
centres d’asymétrie identiques et correspondant à un seul énantiomère (R ou S), on observe
sur le chromatogramme deux pics (fig. 2.14). Ces pics résultent des interactions réversibles
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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en eau, s’en trouve améliorée. Les sucres, les peptides et autres composés hydrophiles deviennent séparables (voir figure 2.16).
Le gel de silice, à son tour, peut être remplacé par l’alumine ou l’oxyde de zirconium
(ZrO 2 ) comme supports de dépôts réticulés à base de polybutadiène ou d’autres polymères
styrène/divinylbenzène ou hydroxyméthylstyrène. Ces phases stationnaires présentent une
meilleure stabilité en milieu basique ou acide, certaines colonnes pouvant être rincées à la
soude 1M, ce que ne supportent pas les liaisons Si–O–C. Signalons enfin que le graphite poreux sous forme de sphères dont la surface est 100 % carbone, donc totalement hydrophobe,
a reçu des applications pour les composés ayant des facteurs de rétention élevés.
ClSiMe R
2
Cl SiMeR
2
Cl SiMeR
2
R = C H (RP-8)
8 17
R = C H (RP-18)
18. 37
+ H O
2
modification de la surface
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–O–SiMe R
2
Si–O–SiMe R
2
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–OH
Si–O–Si–O–Si...
R
R
Me
Me
Si O
Si O
Si O
Si O
Si O
Si O
OSiMe 2 R O
OH O
Si O
OH
R
Me
OSiMe 2 OR
surface greffée
couche monomérique
couche polymérique
Si–O–Si–-R
Me
Me
Si–O–Si–-R
Me
Me
Si–O–Si–CH –CH –N–CH –CH –CH –SO
2
2
2
2
2
3
Me
Me
Me
Me
+
-
Figure 2.13 Formation d’organosilanes greffés à l’interface du gel de silice.
Représentation de quelques groupements monomériques ou polymériques rencontrés
en surface du gel de silice. Détail d’une particule chevelue. L’enchaînement Si–O–Si–C est
plus stable que Si–O–C. On peut atteindre, pour les revêtements polymériques, plus de
15 % de carbone après greffage sur les silanols accessibles. En bas, un exemple de phase
comportant un greffon dipolaire. D’autres réactions sont aussi utilisées (hydrosylylation
en particulier).
2.7 CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE CHIRALE
Un composé moléculaire organique dont la formule développée révèle l’existence d’un
centre d’asymétrie, conduit généralement à notre échelle, dite macroscopique, à un mélange en quantités variables des deux énantiomères possibles R et S. Si on chromatographie
ce composé sur une colonne dont la phase stationnaire est chirale, c’est-à-dire possédant des
centres d’asymétrie identiques et correspondant à un seul énantiomère (R ou S), on observe
sur le chromatogramme deux pics (fig. 2.14). Ces pics résultent des interactions réversibles
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
