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Partie 1 • Méthodes séparatives
La colonne est souvent précédée d’une précolonne, dite colonne de garde, courte (0,4
à 1 cm), remplie de la même phase stationnaire, ce qui sert à retenir certaines impuretés
(fig. 2.6). On augmente ainsi la durée de vie de la colonne principale en préservant ses
performances.
1 - colonne
2 - précolonne
3 - disque fritté
4 - raccord
4
3
2
3
1
3
4
Figure 2.6 Colonne standard et précolonne de CLHP.
Aspects extérieurs éclatés et assemblés d’une colonne ZORBAX ® . La phase stationnaire
est maintenue par deux disques poreux situés à ses extrémités. La surface interne du
tube est rendue inerte par un traitement de passivation, ou par un chemisage de verre
ou de polymère PEEK ® ). La précolonne, périodiquement changée, évite le colmatage de
la colonne. Il n’empêche qu’il est conseillé de faire passer les échantillons avant analyse
à travers un filtre de porosité inférieure à 0,5 mm (reproduit avec l’autorisation de la
société RTI).
Les écarts de température modifiant les temps de rétention, les appareils actuels permettent de thermostater la colonne et l’éluant, à la fois pour assurer la répétitivité des analyses et pour faire intervenir éventuellement la température comme paramètre de séparation
(fig. 2.7).
0
10
20
min
a
b
c
Figure 2.7 Effet de la température de la colonne sur une séparation.
Exemple relatif à trois essais effectués sur un même mélange et avec un même débit de
phase mobile à des températures différentes (a) 25 ◦ C, (b) 35 ◦ C et (c) 45 ◦ C.
2.6 PHASES STATIONNAIRES
La recherche d’une bonne résolution chromatographique et par voie de conséquence d’une
efficacité élevée, a conduit à la création de phases stationnaires de nature et de structures
variées. Pour raccourcir les temps d’analyse, il faut tenter d’accélérer dans la colonne les
transferts entre les phases mobile et fixe.
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