14 • Spectrométrie d’émission atomique
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La limite de détection d’une méthode a plus d’intérêt que la limite de détection ci-dessus.
On se place généralement dans un domaine de concentrations qui correspond à 50 fois la
limite de détection de l’instrument. Lorsqu’il s’agit de doser des ultra-traces, il va de soi que
la préparation de l’échantillon exige l’emploi de réactifs et d’eau de très grande pureté.
14.6.2 Pouvoir de résolution
La résolution spectrale est accessible par une mesure expérimentale directe sur un spectre
enregistré. Elle correspond à la largeur Dl d’un pic d’émission, mesurée à mi-hauteur en
prenant les unités du spectre. Cette valeur dépend du système dispersif et de la longueur
d’onde.
Le pouvoir de résolution d’un spectromètre, c’est-à-dire sa faculté de séparer des raies
spectrales de longueurs d’onde très voisines, est défini par R tel que :
R =
l
Dl
(14.1)
Les appareils d’émission atomique ont des pouvoirs de résolution de l’ordre de 30 000
à 100 000. L’utilisation d’une fente de sortie trop large (bande passante reçue par le photomultiplicateur) dégrade le pouvoir de résolution du spectromètre.
14.6.3 Dispersion linéaire et bande passante
La dispersion linéaire, exprimée en millimètres par nanomètre (mm/nm) — ou son inverse,
la dispersion réciproque en nm/mm) — représente l’écart dans le plan focal entre deux longueurs d’onde qui diffèrent de 1 nm. Elle dépend de plusieurs paramètres dont les distances
focales et les largeurs des fentes d’entrée et de sortie de l’instrument. D’une manière générale, meilleure est la dispersion, plus grande est la séparation physique entre deux longueurs
d’onde données. La bande passante, qu’il ne faut pas confondre avec la largeur de fente, est
l’intervalle du spectre, en picomètres, qui correspond à la largeur de la fente de sortie. Cet
intervalle est ordinairement plus grand que la largeur de la raie sur laquelle il est centré.
Ainsi, si la fente de sortie est de 20 mm et si la dispersion est de 5 mm/nm, la bande
passante sera égale à 1 × (20 × 10
−3 ) /5 = 4 × 10
−3 nm, soit 4 pm.
14.7 COUPLAGE CPG/ÉMISSION ATOMIQUE (CPG/ICP-OES)
La détection par photométrie de flamme est utilisée depuis longtemps en CPG pour la recherche des composés contenant du phosphore ou du soufre. En partant de ce principe il est
possible de profiter des hautes températures générées par les plasmas de gaz pour détruire
les composés élués de la colonne et recueillir des informations sur leur composition élémentaire, en adaptant un spectromètre d’émission atomique au chromatographe (fig. 14.11).
En choisissant une raie spécifique d’un élément, on obtient un chromatogramme sélectif de tous les composés élués contenant cet élément. C’est alors le domaine des analyses
de spéciation par le recherche de composés correspondant à l’association de plusieurs éléments. On évite ainsi les interférences dues aux matrices des échantillons.
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