9 • Spectrométrie d’absorption de l’ultraviolet et du visible
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tement mathématique est appliqué, ainsi qu’à la solution échantillon. L’intérêt du procédé
est manifeste dans trois situations où l’absorbance est faussée :
➤ si le spectre de la solution échantillon présente un décalage vers le haut par suite d’un
fond d’absorption uniforme, la courbe dérivée, qui n’est sensible qu’aux variations de
pente de la courbe d’ordre zéro, n’en sera nullement affectée.
➤ si on est en présence d’un phénomène de diffusion de la lumière au sein de la solution
échantillon, qui se traduit par un fond d’absorption qui croît modérément vers les petites
longueurs d’onde, là encore, les courbes dérivées seront peu affectées (fig. 9.30).
➤ une absorbance due à l’analyte, quasiment invisible sur le spectre original, parce que
noyée dans une absorbance régulière provenant d’un effet de matrice, devient détectable.
9.16 COLORIMÉTRIE VISUELLE PAR TRANSMISSION
OU RÉFLEXION
La colorimétrie visuelle, utilisée depuis plus de deux siècles, est une forme simplifiée de
la spectrométrie d’absorption instrumentale. Elle se pratique intensément étant donné son
faible coût et sa précision bien souvent étonnante.
blanc
échantillon
traité
1
2
3
4
5
6
Figure 9.31 Colorimétrie visuelle.
À gauche, comparateur à disque. L’utilisation de cet appareil consiste à choisir, par rotation du porte-filtres, celui qui permet, quand il est superposé au « blanc analytique »,
d’égaliser au mieux les colorations des deux tubes. L’observation se fait par transparence en lumière blanche. Le tube central contient l’échantillon après traitement. Le
disque est étalonné pour un dosage particulier. À droite, un réflectomètre portatif qui
permet de s’affranchir de l’appréciation de l’œil humain (reproduit avec l’autorisation
de la société Merck).
Les colorimètres les plus simples (fig. 9.31), utilisés pour les dosages de routine, sont
des comparateurs visuels apparentés aux tubes de Nessler, d’origine bien ancienne. Ces
derniers sont constitués par des tubes de verre à fond plat avec trait de jauge, que l’on
remplit avec différentes solutions de concentrations étalons et éventuellement d’un agent de
dérivation. La solution à analyser, placée dans un tube identique, est intercalée dans la série
des témoins précédents. Ces tubes, disposés sur un fond de lumière blanche, sont observés
par transparence. La concentration cherchée est intermédiaire entre celles des deux témoins
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