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Partie 2 • Méthodes spectrométriques
comme cela le serait pour l’œil, de comparer avec précision deux intensités lumineuses, en
provenance pour l’une, du faisceau de référence et pour l’autre, du faisceau échantillon, lorsqu’elles sont très différentes. C’est pourquoi il est préférable que l’absorbance des solutions
ne dépasse pas 1 (voir également § 9.15). Avec un instrument dont la lumière parasite est de
0,01 % (mesurée en % de transmittance), l’augmentation de la concentration de la solution
ne produira plus de variations significatives du signal au delà de 4 unités d’absorbance.
T
1
2
hν
hν
électrode
de contact
-
Si type n
n
p+
zone
de déplétion
+
Figure 9.13 Photodiode au silicium et barrette de diodes (détecteurs CCD - charged coupled device).
Chaque diode, de forme rectangulaire (15 × 25 mm), est associée à un condensateur
préalablement chargé. Sous l’impact des photons la diode devient conductrice et décharge donc progressivement le condensateur. La valeur de la charge résiduelle de chacun des condensateurs dépend du nombre de photons reçus. Elle est mesurée de façon
séquentielle par le circuit électronique (1 et 2). Les condensateurs sont rechargés périodiquement. À la différence du photomultiplicateur qui donne une intensité instantanée
en watts, la diode permet de connaître l’énergie émise pendant un intervalle de temps
en joules. La sensibilité, la linéarité et la gamme dynamique de réponse sont excellentes.
9.8 LES DIFFÉRENTES CONFIGURATIONS DES SPECTROMÈTRES
UV/VIS
9.8.1 Spectromètres à optique monofaisceau, de type monocanal
Beaucoup de dosages de routine sont effectués à longueur d’onde fixe avec des photomètres simples munis de filtres interférentiels interchangeables ou de monochromateurs
simples. La mesure de transmittance (ou d’absorbance) exige de comparer à la même longueur d’onde le signal de la source avant et après traversée de la solution échantillon. On
place donc successivement sur le trajet optique un témoin correspondant au solvant seul ou
une solution contenant les réactifs du dosage (mais sans le composé à doser, c’est le blanc
analytique ), puis la solution préparée à partir de l’échantillon de concentration inconnue.
Ces appareils peuvent disposer d’une compensation électronique des variations d’intensité
de la source (fig. 9.14) connue sous le nom de split-beam. Une partie de la lumière est déviée
avant qu’elle n’atteigne l’échantillon, ce qui permet de stabiliser l’intensité de la source (il
ne s’agit pas à proprement parler d’un faisceau de référence). Ces appareils donnent l’absorbance et calculent le plus souvent la concentration cherchée.
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