Chapitre 8
Électrophorèse capillaire
et électrochromatographie
L’électrophorèse capillaire est une méthode séparative d’analyse qui s’est développée grâce
aux acquis de la chromatographie liquide haute performance et des procédés plus anciens
d’électrophorèse. Elle permet de séparer aussi bien les biomolécules que les composés de
faible masse moléculaire difficiles à étudier par les procédés classiques d’électromigration
sur support. Cette méthode encore appelée électrophorèse capillaire haute performance
(ECHP) a fait sortir l’électrophorèse traditionnelle des laboratoires de biochimie. Incluse
dans les pharmacopées, elle se prête à l’analyse quantitative. Dans un proche domaine
l’électrochromatographie capillaire se développe rapidement. Elle correspond à une méthode hybride qui rassemble certains avantages propres à la CLHP et à l’ECHP. Elle est
caractérisée par des valeurs très grandes de l’efficacité.
8.1 DE L’ÉLECTROPHORÈSE DE ZONE À L’ÉLECTROPHORÈSE
CAPILLAIRE
L’électrophorèse capillaire correspond à une adaptation de la méthode générale d’électrophorèse. Cette technique séparative repose sur la migration dans un champ électrique et au
contact d’un support approprié, des espèces présentes dans l’échantillon en solution, porteuses ou non d’une charge électrique globale.
Dans la technique d’électrophorèse semi-manuelle classique, largement utilisée dans le
domaine de la bioanalytique, on utilise une bandelette de matière plastique recouverte d’une
substance poreuse imprégnée d’un électrolyte. Ses extrémités plongent dans deux réservoirs
indépendants contenant également cet électrolyte et reliés aux électrodes d’un générateur de
tension continue (fig. 8.1). L’échantillon est déposé sous forme d’un petit trait transversal
sur la bandelette, éventuellement refroidie et emprisonnée entre deux plaques isolantes. Les
espèces hydratées présentes migrent en un temps très variable, allant de quelques secondes
à plus d’une heure, vers l’une ou l’autre des extrémités de la bandelette. Chaque composé se
différentie par sa mobilité, mais l’absence d’un front de solvant mesurable oblige à repérer
la distance de migration par rapport à celle d’une substance à usage de marqueur interne.
La détection des espèces, après migration, s’effectue généralement en les transférant par un
Électrophorèse capillaire
et électrochromatographie
L’électrophorèse capillaire est une méthode séparative d’analyse qui s’est développée grâce
aux acquis de la chromatographie liquide haute performance et des procédés plus anciens
d’électrophorèse. Elle permet de séparer aussi bien les biomolécules que les composés de
faible masse moléculaire difficiles à étudier par les procédés classiques d’électromigration
sur support. Cette méthode encore appelée électrophorèse capillaire haute performance
(ECHP) a fait sortir l’électrophorèse traditionnelle des laboratoires de biochimie. Incluse
dans les pharmacopées, elle se prête à l’analyse quantitative. Dans un proche domaine
l’électrochromatographie capillaire se développe rapidement. Elle correspond à une méthode hybride qui rassemble certains avantages propres à la CLHP et à l’ECHP. Elle est
caractérisée par des valeurs très grandes de l’efficacité.
8.1 DE L’ÉLECTROPHORÈSE DE ZONE À L’ÉLECTROPHORÈSE
CAPILLAIRE
L’électrophorèse capillaire correspond à une adaptation de la méthode générale d’électrophorèse. Cette technique séparative repose sur la migration dans un champ électrique et au
contact d’un support approprié, des espèces présentes dans l’échantillon en solution, porteuses ou non d’une charge électrique globale.
Dans la technique d’électrophorèse semi-manuelle classique, largement utilisée dans le
domaine de la bioanalytique, on utilise une bandelette de matière plastique recouverte d’une
substance poreuse imprégnée d’un électrolyte. Ses extrémités plongent dans deux réservoirs
indépendants contenant également cet électrolyte et reliés aux électrodes d’un générateur de
tension continue (fig. 8.1). L’échantillon est déposé sous forme d’un petit trait transversal
sur la bandelette, éventuellement refroidie et emprisonnée entre deux plaques isolantes. Les
espèces hydratées présentes migrent en un temps très variable, allant de quelques secondes
à plus d’une heure, vers l’une ou l’autre des extrémités de la bandelette. Chaque composé se
différentie par sa mobilité, mais l’absence d’un front de solvant mesurable oblige à repérer
la distance de migration par rapport à celle d’une substance à usage de marqueur interne.
La détection des espèces, après migration, s’effectue généralement en les transférant par un
