5 • Chromatographie planaire
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➤ la phase stationnaire n’est que partiellement en équilibre avec la phase liquide avant le
passage des composés. Selon la manière dont on fait la séparation, la phase mobile est en
équilibre ou non avec la phase vapeur. Les vitesses de migration en dépendent ;
➤ le pouvoir d’adsorption de la surface diminue de façon notable dès qu’une partie des sites
d’adsorption est occupée, ce qui a pour effet d’étirer les taches en longueur. Le R f d’un
composé à l’état pur ou présent dans un mélange est donc légèrement différent ;
➤ on ne peut faire varier le débit de la phase mobile, pour améliorer l’efficacité de la séparation. Un remède consiste à faire des développements multiples en séchant la plaque
entre chaque cycle de migration ;
➤ la vitesse de progression du front de solvant n’est pas constante. C’est une fonction complexe où intervient, entre autres, la dimension des particules de la phase stationnaire.
Elle obéit à une loi quadratique : x
2 = k ·t, où x représentant la hauteur du front, t le
temps et k une constante (fig. 5.4). Il en résulte que la résolution entre deux spots dépend
beaucoup du R f , donc du composé. Elle atteint généralement son maximum pour un R f
d’environ 0,3.
En résumé, l’efficacité N d’une plaque est très variable. La hauteur équivalente à un
plateau théorique passe par une valeur optimale, comme en CLHP.
temps (min)
0
1 2
2
8
1 4
4
10
16
A
B
6
distance migration
Figure 5.4 Distances de migration de l’éluant sur une plaque de CCM.
En repérant à des intervalles de temps constants la migration de l’éluant, on met en
évidence la progression de type quadratique du front de solvant. La courbe A a été
obtenue dans une cuve non saturée de la vapeur de l’éluant. La courbe B a été obtenue
en saturant la cuve de la vapeur de l’éluant.
5.3 PHASES STATIONNAIRES
Beaucoup de facteurs et de paramètres physico-chimiques sont à prendre en compte dans
la recherche d’une bonne phase stationnaire. La taille des grains, leur surface spécifique, le
volume des pores, leur diamètre et la répartition granulométrique définissent les propriétés
des matériaux utilisés. Pour la nano-CCM, la taille des particules est de l’ordre de 4 mm et
celle des pores de 6 nm. Le rapport entre le nombre de groupements silanols et siloxanes
fixe le caractère hydrophile plus ou moins prononcé de la phase. Ensuite, comme en CLHP,
il existe des silices greffées par des chaînes aux structures variées, attachées par des liaisons covalentes aux fonctions silanols de la surface. Certaines sont constituées de simples
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