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Partie 1 • Méthodes séparatives
Un autre procédé pour obtenir ces phases stationnaires consiste à copolymériser un mélange de deux monomères acryliques, l’un de type anionique (ou cationique) choisi selon
la nature de la phase désirée, et l’autre polyhydroxylé (fig. 4.5), destiné à assurer le caractère hydrophile. Mais ces résines ont un inconvénient, car leur taux de gonflement varie
en fonction de la composition de la phase mobile. Elles sont réservées au domaine de la
chromatographie moyenne pression, pour certaines applications biochimiques.
4.2.3 Résines pelliculaires
Un polymère appelé latex, préparé au départ d’un monomère porteur de fonctions organiques, est déposé à l’état de minuscules sphères jointives (0,1-0,2 mm de diamètre) pour
former une pellicule continue de 1 à 2 mm d’épaisseur sur un support imperméable, constitué de microsphères de silice, de verre, ou de polystyrène de 25 à 50 mm de diamètre
(fig. 4.6) propre à conduire à des équilibres rapides entre phases.
surface réactive
noyau
revêtement ionique
CO 2 H
CO 2 H
n
Figure 4.6 Résines pelliculaires.
Exemple de résine constituée d’un noyau dur sur lequel a été déposé un copolymère
obtenu au départ d’un monomère résultant de la réaction de l’acide maléique sur le
1,3-butadiène (Reproduit avec l’autorisation de la Société Dionex).
Dans le cas du support polystyrène, le latex est fixé par des liaisons polaires. Ce latex
résulte de la réaction de deux monomères insaturés tels que le 1,3-butadiène avec l’acide
maléique ou le méthacrylate de 2-hydroxyéthyle. Les doubles liaisons restantes servent à
durcir le matériau par réticulation.
4.3 PHASES MOBILES
Les éluants servant de phases mobiles sont des solutions aqueuses chargées d’ions salins ou
organiques et, si nécessaire, d’un peu de méthanol ou d’acétone pour faciliter la dissolution
de certains échantillons. Suivant le type, cationique ou anionique de la colonne, les ions de
l’éluant sont apportés soit par des acides minéraux ou organiques (perchlorique, benzoïque,
phtalique, méthanesulfonique...), soit par des bases (hydroxyde de potassium ou de sodium,
carbonates ou bicarbonates...).
Dans ce dernier cas, les solutions d’élution ont malheureusement tendance à se carbonater
par absorption du dioxyde de carbone de l’air ambiant, ce qui perturbe progressivement
les temps de rétention. Pour éviter cette contamination, on peut acquérir par exemple un
générateur d’hydroxyde de potassium (KOH) qui s’intercale entre la pompe et l’injecteur du
chromatographe (fig. 4.7). Connaissant le débit d’eau et l’intensité du courant d’électrolyse
on règle avec précision la concentration en KOH de l’éluant et on peut même faire des
séparations reproductibles avec des gradients de concentration.
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