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Introduction
Il ne s’agit donc pas d’acquérir un savoir-faire utilisable dans des situations réelles.
– On peut aussi considérer la pratique de la résolution de problème comme un moyen
d’apprentissage de la discipline concernée (donc, pour nous, de la chimie).
Pour acquérir des connaissances solides, durables, et utilisables, il ne suffit pas
d’emmagasiner, même avec beaucoup de soin, des savoirs dans sa mémoire, surtout
si on les a reçus tout organisés, en provenance par exemple d’un cours ou d’un livre.
Il est indispensable de se les approprier, de les faire siens réellement, et pour cela de
les organiser et de les structurer selon ses propres modes de pensée, de les relier entre
eux et avec ce que l’on sait déjà.
Or l’activité de résolution de problème, qui fait nécessairement interagir les connaissances, est précisément un moyen de favoriser puissamment ce processus d’assimilation. Se battre avec un problème est un excellent moyen d’approfondir la
compréhension d’un domaine, d’établir des relations entre les faits, les lois, les
concepts, de faire fonctionner d’autres capacités que la mémoire, et d’aboutir ainsi à
cette construction personnelle des connaissances. Imposer dans les examens une
épreuve de résolution de problème peut donc être considéré comme un moyen
d’inciter les apprenants à un travail intelligent et efficace.
– Enfin la valeur formatrice associée à la résolution de problème dépasse en fait
l’intérêt propre de la matière étudiée. Il s’y attache une formation de l’esprit, l’acquisition de modes de pensée et d’un comportement devant une situation-problème, qui
sont des capacités transférables dans de nombreux domaines. Savoir analyser des
données, raisonner de manière logique et rigoureuse, reconnaître l’essentiel et
l’accessoire, élaborer et mettre en œuvre une stratégie, évaluer un résultat, sont
autant de capacités utiles en des circonstances très diverses, de la vie professionnelle
comme de la vie quotidienne.
Dans cette perspective, la chimie possède sans doute une vertu formatrice particulière, par le fait qu’elle est à la fois une science exacte régie par des lois rigoureuses,
et une science expérimentale condamnée à des approximations, dans la mesure où la
complexité du réel ne peut jamais totalement être prise en compte.
COMMENT APPRENDRE À RÉSOUDRE DES PROBLÈMES ?
À cette question il n’y a malheureusement pas de réponse simple et utilisable, car on
ne sait pas vraiment comment se produit le déclic qui donne la solution d’un problème.
Souvent il est le fruit d’une intuition et il surgit parfois de manière inopinée, alors qu’on
ne pense même plus au problème. Il n’y a aucune recette qui conduise à coup sûr à la
solution, et il est donc difficile de prétendre enseigner véritablement la façon de
résoudre les problèmes.
Les choses se compliquent encore du fait que nous avons chacun notre forme
d’esprit, et nos préférences instinctives quant à la façon de réfléchir. Par exemple,
certains pratiquent spontanément plutôt une démarche organisée et méthodique, alors
que d’autres sont plutôt portés à explorer diverses voies, dans plusieurs directions, sans
véritable plan établi.
Introduction
Il ne s’agit donc pas d’acquérir un savoir-faire utilisable dans des situations réelles.
– On peut aussi considérer la pratique de la résolution de problème comme un moyen
d’apprentissage de la discipline concernée (donc, pour nous, de la chimie).
Pour acquérir des connaissances solides, durables, et utilisables, il ne suffit pas
d’emmagasiner, même avec beaucoup de soin, des savoirs dans sa mémoire, surtout
si on les a reçus tout organisés, en provenance par exemple d’un cours ou d’un livre.
Il est indispensable de se les approprier, de les faire siens réellement, et pour cela de
les organiser et de les structurer selon ses propres modes de pensée, de les relier entre
eux et avec ce que l’on sait déjà.
Or l’activité de résolution de problème, qui fait nécessairement interagir les connaissances, est précisément un moyen de favoriser puissamment ce processus d’assimilation. Se battre avec un problème est un excellent moyen d’approfondir la
compréhension d’un domaine, d’établir des relations entre les faits, les lois, les
concepts, de faire fonctionner d’autres capacités que la mémoire, et d’aboutir ainsi à
cette construction personnelle des connaissances. Imposer dans les examens une
épreuve de résolution de problème peut donc être considéré comme un moyen
d’inciter les apprenants à un travail intelligent et efficace.
– Enfin la valeur formatrice associée à la résolution de problème dépasse en fait
l’intérêt propre de la matière étudiée. Il s’y attache une formation de l’esprit, l’acquisition de modes de pensée et d’un comportement devant une situation-problème, qui
sont des capacités transférables dans de nombreux domaines. Savoir analyser des
données, raisonner de manière logique et rigoureuse, reconnaître l’essentiel et
l’accessoire, élaborer et mettre en œuvre une stratégie, évaluer un résultat, sont
autant de capacités utiles en des circonstances très diverses, de la vie professionnelle
comme de la vie quotidienne.
Dans cette perspective, la chimie possède sans doute une vertu formatrice particulière, par le fait qu’elle est à la fois une science exacte régie par des lois rigoureuses,
et une science expérimentale condamnée à des approximations, dans la mesure où la
complexité du réel ne peut jamais totalement être prise en compte.
COMMENT APPRENDRE À RÉSOUDRE DES PROBLÈMES ?
À cette question il n’y a malheureusement pas de réponse simple et utilisable, car on
ne sait pas vraiment comment se produit le déclic qui donne la solution d’un problème.
Souvent il est le fruit d’une intuition et il surgit parfois de manière inopinée, alors qu’on
ne pense même plus au problème. Il n’y a aucune recette qui conduise à coup sûr à la
solution, et il est donc difficile de prétendre enseigner véritablement la façon de
résoudre les problèmes.
Les choses se compliquent encore du fait que nous avons chacun notre forme
d’esprit, et nos préférences instinctives quant à la façon de réfléchir. Par exemple,
certains pratiquent spontanément plutôt une démarche organisée et méthodique, alors
que d’autres sont plutôt portés à explorer diverses voies, dans plusieurs directions, sans
véritable plan établi.
