13
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
1.2 Risques industriels : accidents industriels
majeurs
1 • Notions de risques
A
NOTIONS DE BASE
Les conséquences de ces accidents sont nombreuses :
– destructions des constructions dues à des incendies et des explosions,
– intoxications plus ou moins graves dues à l’émanation de substances dangereuses,
– pollution de la nature par les polluants toxiques émis (destruction plus ou
moins importante de la faune et de la flore).
Les accidents industriels majeurs récents les plus connus sont :
– l’explosion de la raffinerie de Feyzin (Rhône) le 4 janvier 1966 ; une fuite
de gaz propane provenant d’un réservoir de gaz liquéfié s’est enflammée, en
contact avec un véhicule automobile circulant sur l’autoroute du Sud toute
proche. Le feu a embrasé le réservoir qui, au bout d’une heure, a explosé.
Cet accident a fait 17 morts, 84 blessés et des dégâts importants sur un
rayon de 25 km. C’est le premier exemple d’un accident connu de BLEVE
(explosion de vapeurs provenant d’un gaz liquéfié) ;
– l’accident de l’usine chimique de Seveso (Italie), le 10 juillet 1976, archétype de l’accident industriel majeur dans une usine de fabrications chimiques et qui est à l’origine de la directive européenne dite Seveso. Lors de la
fabrication du trichlorophénol, un échauffement anormal du milieu
réactionnel s’est traduit par une explosion et le rejet dans l’air de quelques
kilos de tétrachlorodioxine extrêmement toxique et stable dans le temps. Il
n’y a pas eu de morts mais plus de 40 000 personnes ont été intoxiquées et
2 000 hectares de terrains contaminés, même encore de nos jours ;
– l’accident de l’usine chimique de Bhopal (Inde) le 2 décembre 1988, certainement l’accident chimique le plus grave, qui a causé la mort de plus de
2 500 personnes et intoxiqué près de 250 000 personnes par l’émanation
d’isocyanate de méthyle (MIC) contenu dans un réservoir ; la cause est
l’infiltration d’eau dans le réservoir qui a réagi avec l’isocyanate et l’échauffement produit a fait exploser le réservoir ;
– l’accident d’AZF de Toulouse (Haute-Garonne), le 21 septembre 2001, où
300 tonnes de nitrate d’ammonium (ammonitrate), mis accidentellement
en contact avec un produit chloré, ont explosé. L’onde de choc a pulvérisé
toute l’usine et les nombreuses constructions et bâtiments alentour, a causé
la mort d’une trentaine de personne et en a blessé 300.
Bien d’autres accidents se sont produits ces vingt dernières années, un peu
partout dans le monde, et notamment dans les pays industrialisés. Pratiquement tous ces accidents ont fait l’objet d’enquêtes techniques et judiciaires,
afin de déterminer les responsabilités. Les responsables désignés par les tribu-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
1.2 Risques industriels : accidents industriels
majeurs
1 • Notions de risques
A
NOTIONS DE BASE
Les conséquences de ces accidents sont nombreuses :
– destructions des constructions dues à des incendies et des explosions,
– intoxications plus ou moins graves dues à l’émanation de substances dangereuses,
– pollution de la nature par les polluants toxiques émis (destruction plus ou
moins importante de la faune et de la flore).
Les accidents industriels majeurs récents les plus connus sont :
– l’explosion de la raffinerie de Feyzin (Rhône) le 4 janvier 1966 ; une fuite
de gaz propane provenant d’un réservoir de gaz liquéfié s’est enflammée, en
contact avec un véhicule automobile circulant sur l’autoroute du Sud toute
proche. Le feu a embrasé le réservoir qui, au bout d’une heure, a explosé.
Cet accident a fait 17 morts, 84 blessés et des dégâts importants sur un
rayon de 25 km. C’est le premier exemple d’un accident connu de BLEVE
(explosion de vapeurs provenant d’un gaz liquéfié) ;
– l’accident de l’usine chimique de Seveso (Italie), le 10 juillet 1976, archétype de l’accident industriel majeur dans une usine de fabrications chimiques et qui est à l’origine de la directive européenne dite Seveso. Lors de la
fabrication du trichlorophénol, un échauffement anormal du milieu
réactionnel s’est traduit par une explosion et le rejet dans l’air de quelques
kilos de tétrachlorodioxine extrêmement toxique et stable dans le temps. Il
n’y a pas eu de morts mais plus de 40 000 personnes ont été intoxiquées et
2 000 hectares de terrains contaminés, même encore de nos jours ;
– l’accident de l’usine chimique de Bhopal (Inde) le 2 décembre 1988, certainement l’accident chimique le plus grave, qui a causé la mort de plus de
2 500 personnes et intoxiqué près de 250 000 personnes par l’émanation
d’isocyanate de méthyle (MIC) contenu dans un réservoir ; la cause est
l’infiltration d’eau dans le réservoir qui a réagi avec l’isocyanate et l’échauffement produit a fait exploser le réservoir ;
– l’accident d’AZF de Toulouse (Haute-Garonne), le 21 septembre 2001, où
300 tonnes de nitrate d’ammonium (ammonitrate), mis accidentellement
en contact avec un produit chloré, ont explosé. L’onde de choc a pulvérisé
toute l’usine et les nombreuses constructions et bâtiments alentour, a causé
la mort d’une trentaine de personne et en a blessé 300.
Bien d’autres accidents se sont produits ces vingt dernières années, un peu
partout dans le monde, et notamment dans les pays industrialisés. Pratiquement tous ces accidents ont fait l’objet d’enquêtes techniques et judiciaires,
afin de déterminer les responsabilités. Les responsables désignés par les tribu-
