3.6 L’évolution de la vie est-elle prédéterminée?
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schématique, la régulation implique qu’il y ait un contrôle et l’identification d’un objectif. C’est le cas pour les cellules ou les organismes
qui sont des systèmes poursuivant un but intrinsèque tel que la survie et
la reproduction (systèmes déterministes). Ce terme devient cependant
ambigu pour les systèmes biologiques de niveau hiérarchique supérieur
à l’individu. On n’a jamais démontré en particulier que la dynamique
d’un écosystème poursuivait un objectif identifiable. Les écosystèmes
ne sont pas construits comme les organismes: ils contiennent beaucoup
d’organismes dont les interactions ne sont pas en théorie de nature
déterministe mais plutôt de nature stochastique. Les écologistes tendent
actuellement à reconnaître qu’il existe au niveau de l’écosystème des
«mécanismes de régulation», par analogie avec les organismes, mais que
ces mécanismes sont généralement le résultat d’événements stochastiques.
Le débat reste néanmoins largement ouvert étant donné que:
• Certaines interactions entre les composantes sont «quasi déterministes» au sens où elles correspondent à des relations de coévolution
très fortes (plantes et pollinisateurs par exemple, ou relations proies/
prédateurs). Pour certains auteurs, tels que R. Dawkins, la véritable
finalité de la vie c’est de permettre la survie de l’ADN. «Nous sommes
des robots programmés à l’aveugle pour préserver les molécules
égoïstes connues sous le nom de gènes». La diversité du monde vivant
serait un signe de l’inventivité de l’ADN qui met en œuvre des
techniques originales pour maximiser ses chances de survie.
• Certaines espèces peuvent en remplacer d’autres sans qu’un processus
fonctionnel donné ne soit modifié.
• Les interactions entre les espèces dans un réseau trophique peuvent
également contenir des éléments d’un contrôle de nature déterministe,
ne serait-ce que par la séquence des relations de mangeurs à mangés.
• Le fonctionnement d’un écosystème dépend très étroitement de la
disponibilité et de la dynamique spatio-temporelle des facteurs environnementaux, principalement les ressources en eau, en nutriments et
en énergie.
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schématique, la régulation implique qu’il y ait un contrôle et l’identification d’un objectif. C’est le cas pour les cellules ou les organismes
qui sont des systèmes poursuivant un but intrinsèque tel que la survie et
la reproduction (systèmes déterministes). Ce terme devient cependant
ambigu pour les systèmes biologiques de niveau hiérarchique supérieur
à l’individu. On n’a jamais démontré en particulier que la dynamique
d’un écosystème poursuivait un objectif identifiable. Les écosystèmes
ne sont pas construits comme les organismes: ils contiennent beaucoup
d’organismes dont les interactions ne sont pas en théorie de nature
déterministe mais plutôt de nature stochastique. Les écologistes tendent
actuellement à reconnaître qu’il existe au niveau de l’écosystème des
«mécanismes de régulation», par analogie avec les organismes, mais que
ces mécanismes sont généralement le résultat d’événements stochastiques.
Le débat reste néanmoins largement ouvert étant donné que:
• Certaines interactions entre les composantes sont «quasi déterministes» au sens où elles correspondent à des relations de coévolution
très fortes (plantes et pollinisateurs par exemple, ou relations proies/
prédateurs). Pour certains auteurs, tels que R. Dawkins, la véritable
finalité de la vie c’est de permettre la survie de l’ADN. «Nous sommes
des robots programmés à l’aveugle pour préserver les molécules
égoïstes connues sous le nom de gènes». La diversité du monde vivant
serait un signe de l’inventivité de l’ADN qui met en œuvre des
techniques originales pour maximiser ses chances de survie.
• Certaines espèces peuvent en remplacer d’autres sans qu’un processus
fonctionnel donné ne soit modifié.
• Les interactions entre les espèces dans un réseau trophique peuvent
également contenir des éléments d’un contrôle de nature déterministe,
ne serait-ce que par la séquence des relations de mangeurs à mangés.
• Le fonctionnement d’un écosystème dépend très étroitement de la
disponibilité et de la dynamique spatio-temporelle des facteurs environnementaux, principalement les ressources en eau, en nutriments et
en énergie.
