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3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
une autre. Les plasmides peuvent ainsi passer d’une bactérie à l’autre.
Ils amènent l’information génétique qui leur est propre et éventuellement une partie du chromosome de la bactérie d’origine. Ces ADN
sont susceptibles de se recombiner avec le chromosome de la cellule
hôte, générant ainsi de la diversité génétique.
• La transduction est un autre mécanisme de transfert très efficace.
Dans ce cas le vecteur est un virus bactérien (bactériophage) qui passe
d’une bactérie à une autre. Il y apporte son information. Il peut
parfois aussi apporter un morceau du chromosome de la première.
• La transformation est l’aptitude à faire pénétrer dans la cellule une
molécule d’ADN libre que la bactérie rencontre dans son milieu.
L’étude des flux de gènes entre bactéries est devenue un champ
d’investigation à part entière qui apporte de nouvelles informations sur
les parentés entre espèces, ainsi que sur les capacités d’adaptation des
Procaryotes aux changements de l’environnement. Ce domaine, en
particulier pour les bactéries du sol, est encore peu exploré.
Les microbes, champions de l’adaptation
Les microbes ont la particularité de s’adapter rapidement aux
variations de l’environnement. Dans toute population microbienne
il existe des individus, les mutateurs, qui entretiennent constamment
une grande variabilité dans leur descendance. Cette variabilité est
le plus souvent inutile, mais elle prend une valeur adaptative en
cas de changement brutal des conditions de l’environnement:
parmi les variants, des individus peuvent présenter des mutations
avantageuses et être ainsi plus adaptés que la souche initiale qu’ils
finissent par remplacer. Mais l’adaptation des souches bactériennes
est acquise plus souvent par transfert de gènes entre bactéries que
par mutation. On connaît différents exemples de ce génie génétique
naturel par lequel les bactéries s’adaptent rapidement aux modifications de leur milieu de vie. Ainsi, les sols sous culture de maïs
s’adaptent à l’utilisation de l’atrazine en quelques années: tous
contiennent maintenant des bactéries capables de dégrader cet herbicide. Un autre exemple est celui du soja, une légumineuse chinoise
introduite en Amérique du nord sans sa bactérie symbiotique
fixatrice d’azote. En quelques dizaines d’années des bactéries
américaines sont devenues symbiotiques du soja, avec la même
efficacité que celles du continent d’origine de cette plante.
3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
une autre. Les plasmides peuvent ainsi passer d’une bactérie à l’autre.
Ils amènent l’information génétique qui leur est propre et éventuellement une partie du chromosome de la bactérie d’origine. Ces ADN
sont susceptibles de se recombiner avec le chromosome de la cellule
hôte, générant ainsi de la diversité génétique.
• La transduction est un autre mécanisme de transfert très efficace.
Dans ce cas le vecteur est un virus bactérien (bactériophage) qui passe
d’une bactérie à une autre. Il y apporte son information. Il peut
parfois aussi apporter un morceau du chromosome de la première.
• La transformation est l’aptitude à faire pénétrer dans la cellule une
molécule d’ADN libre que la bactérie rencontre dans son milieu.
L’étude des flux de gènes entre bactéries est devenue un champ
d’investigation à part entière qui apporte de nouvelles informations sur
les parentés entre espèces, ainsi que sur les capacités d’adaptation des
Procaryotes aux changements de l’environnement. Ce domaine, en
particulier pour les bactéries du sol, est encore peu exploré.
Les microbes, champions de l’adaptation
Les microbes ont la particularité de s’adapter rapidement aux
variations de l’environnement. Dans toute population microbienne
il existe des individus, les mutateurs, qui entretiennent constamment
une grande variabilité dans leur descendance. Cette variabilité est
le plus souvent inutile, mais elle prend une valeur adaptative en
cas de changement brutal des conditions de l’environnement:
parmi les variants, des individus peuvent présenter des mutations
avantageuses et être ainsi plus adaptés que la souche initiale qu’ils
finissent par remplacer. Mais l’adaptation des souches bactériennes
est acquise plus souvent par transfert de gènes entre bactéries que
par mutation. On connaît différents exemples de ce génie génétique
naturel par lequel les bactéries s’adaptent rapidement aux modifications de leur milieu de vie. Ainsi, les sols sous culture de maïs
s’adaptent à l’utilisation de l’atrazine en quelques années: tous
contiennent maintenant des bactéries capables de dégrader cet herbicide. Un autre exemple est celui du soja, une légumineuse chinoise
introduite en Amérique du nord sans sa bactérie symbiotique
fixatrice d’azote. En quelques dizaines d’années des bactéries
américaines sont devenues symbiotiques du soja, avec la même
efficacité que celles du continent d’origine de cette plante.
