2.5 La distribution géographique de la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
terrestre. Enfin, dans l’hémisphère sud, il n’apparaît pas de gradient
latitudinal bien marqué et la richesse en espèces marines de l’Antarctique
est particulièrement élevée.
On a cherché bien entendu à expliquer les gradients latitudinaux en
milieu terrestre en évoquant le fait que les régions tropicales occupent
une surface plus importante que les régions tempérées ou froides.
L’existence d’une proportion d’espèces endémiques beaucoup plus
grande en zone tropicale qu’en zone tempérée est probablement aussi
la conséquence de la variabilité du climat: les alternances glaciations/
déglaciations, tous les 100 000 ans environ au cours du Quaternaire,
ont beaucoup plus perturbé les zones froides et tempérées où elles ont
eu un «effet d’essuie-glace» sur la diversité biologique, alors que les
climats des zones tropicales ont permis la pérennisation à long terme
d’écosystèmes, même si ceux-ci ont pu connaître des variations parfois
importantes. Dans les régions tempérées, les espèces doivent développer
de coûteuses adaptations (au gel par exemple) pour faire face à la
variabilité climatique. Les conditions relativement plus stables, à la fois
sur le plan saisonnier et sur le long terme, dans les zones tropicales,
auraient laissé le temps à de nombreux organismes de se spécialiser et
d’occuper les différentes niches écologiques disponibles.
D’autres hypothèses ont également été avancées: ainsi les zones
tropicales où les ressources en énergie disponible sont les plus importantes seraient les plus productives, ce qui faciliterait la coexistence de
nombreuses espèces.
b) Gradients longitudinaux
Dans le domaine marin, un gradient longitudinal bien établi est celui
de la diversité des coraux dont la plus grande richesse spécifique est
observée dans l’archipel indonésien. Elle diminue ensuite vers l’ouest, de
manière irrégulière dans l’océan Indien (avec une exception dans la
mer Rouge pour certains groupes) et elle est plus faible dans les Caraïbes.
c) Gradients altitudinaux
La zonation altitudinale est une forme d’organisation de la diversité
biologique qui nous est familière dans les zones de montagne où l’on
peut observer, sur des surfaces limitées, un changement rapide de la
structure des peuplements avec l’altitude. La température et la pluviométrie sont les principaux facteurs physiques structurants de ce gradient.
Pour certains taxons la richesse spécifique diminue simplement avec
l’altitude, alors que pour d’autres la richesse spécifique a la forme
d’une courbe en cloche.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
terrestre. Enfin, dans l’hémisphère sud, il n’apparaît pas de gradient
latitudinal bien marqué et la richesse en espèces marines de l’Antarctique
est particulièrement élevée.
On a cherché bien entendu à expliquer les gradients latitudinaux en
milieu terrestre en évoquant le fait que les régions tropicales occupent
une surface plus importante que les régions tempérées ou froides.
L’existence d’une proportion d’espèces endémiques beaucoup plus
grande en zone tropicale qu’en zone tempérée est probablement aussi
la conséquence de la variabilité du climat: les alternances glaciations/
déglaciations, tous les 100 000 ans environ au cours du Quaternaire,
ont beaucoup plus perturbé les zones froides et tempérées où elles ont
eu un «effet d’essuie-glace» sur la diversité biologique, alors que les
climats des zones tropicales ont permis la pérennisation à long terme
d’écosystèmes, même si ceux-ci ont pu connaître des variations parfois
importantes. Dans les régions tempérées, les espèces doivent développer
de coûteuses adaptations (au gel par exemple) pour faire face à la
variabilité climatique. Les conditions relativement plus stables, à la fois
sur le plan saisonnier et sur le long terme, dans les zones tropicales,
auraient laissé le temps à de nombreux organismes de se spécialiser et
d’occuper les différentes niches écologiques disponibles.
D’autres hypothèses ont également été avancées: ainsi les zones
tropicales où les ressources en énergie disponible sont les plus importantes seraient les plus productives, ce qui faciliterait la coexistence de
nombreuses espèces.
b) Gradients longitudinaux
Dans le domaine marin, un gradient longitudinal bien établi est celui
de la diversité des coraux dont la plus grande richesse spécifique est
observée dans l’archipel indonésien. Elle diminue ensuite vers l’ouest, de
manière irrégulière dans l’océan Indien (avec une exception dans la
mer Rouge pour certains groupes) et elle est plus faible dans les Caraïbes.
c) Gradients altitudinaux
La zonation altitudinale est une forme d’organisation de la diversité
biologique qui nous est familière dans les zones de montagne où l’on
peut observer, sur des surfaces limitées, un changement rapide de la
structure des peuplements avec l’altitude. La température et la pluviométrie sont les principaux facteurs physiques structurants de ce gradient.
Pour certains taxons la richesse spécifique diminue simplement avec
l’altitude, alors que pour d’autres la richesse spécifique a la forme
d’une courbe en cloche.
