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2 • La diversité biologique : un état des lieux
Mais les monts sous-marins, ces montagnes d’origine volcanique qui
s’élèvent en pentes abruptes à plusieurs centaines de mètres au-dessus
des fonds océaniques sans atteindre la surface, sont également des
milieux d’une exceptionnelle richesse biologique. On en recense plus
de 30 000 disséminés dans l’ensemble des océans et environ 10 000 dans
le seul Océan Pacifique. On y a découvert en particulier des espèces
que l’on appelle vulgairement des «fossiles vivants» appartenant à des
groupes que l’on croyait disparus depuis le Mésozoïque, à l’époque
des dinosaures.
Un inventaire des espèces animales peuplant les eaux douces et saumâtres vient d’être réalisé. On compte à ce jour environ 120 000 espèces
connues (sur les 1 800 000 décrites) dans des milieux qui n’occupent
pourtant que 0,01% de la surface de la planète. Les insectes représentent
plus de la moitié de la diversité spécifique des macro-invertébrés. Et,
paradoxalement, plus de 40% des espèces de poissons connues habitent
les eaux douces malgré leur faible superficie.
2.5.2 Les gradients dans la répartition spatiale
Dans leur quête d’un ordre de la Nature les scientifiques ont essayé
d’identifier des facteurs qui expliqueraient la répartition spatiale actuellement observée. La recherche de gradients est une manière de mieux
comprendre cette organisation de la diversité biologique.
a) Gradients latitudinaux
Un phénomène assez général en milieu terrestre et aquatique continental,
est l’existence d’un gradient latitudinal: la richesse en espèce augmente
des pôles vers l’équateur pour la plupart des groupes taxinomiques.
Autrement dit la diversité biologique est bien plus grande sous les
tropiques que dans les régions tempérées. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les plantes. Pourtant, pour certains groupes comme
les Nématodes du sol, il semble y avoir une situation inverse, avec une
plus grande richesse spécifique aux hautes latitudes.
Dans les milieux marins, l’existence d’un gradient latitudinal a été
mise en évidence en milieu pélagique, ainsi que pour la faune benthique
de substrat dur. Mais le phénomène est controversé pour d’autres groupes,
et même parfois inverse. Ainsi, les macro-algues sont plus diversifiées
en milieu tempéré qu’en milieu tropical. Il en est de même pour les
oiseaux de mer qui se nourrissent de poissons et de crustacés. Cela
pourrait signifier que les différents groupes d’organismes marins ne sont
pas sensibles aux mêmes facteurs de distribution que ceux du milieu
2 • La diversité biologique : un état des lieux
Mais les monts sous-marins, ces montagnes d’origine volcanique qui
s’élèvent en pentes abruptes à plusieurs centaines de mètres au-dessus
des fonds océaniques sans atteindre la surface, sont également des
milieux d’une exceptionnelle richesse biologique. On en recense plus
de 30 000 disséminés dans l’ensemble des océans et environ 10 000 dans
le seul Océan Pacifique. On y a découvert en particulier des espèces
que l’on appelle vulgairement des «fossiles vivants» appartenant à des
groupes que l’on croyait disparus depuis le Mésozoïque, à l’époque
des dinosaures.
Un inventaire des espèces animales peuplant les eaux douces et saumâtres vient d’être réalisé. On compte à ce jour environ 120 000 espèces
connues (sur les 1 800 000 décrites) dans des milieux qui n’occupent
pourtant que 0,01% de la surface de la planète. Les insectes représentent
plus de la moitié de la diversité spécifique des macro-invertébrés. Et,
paradoxalement, plus de 40% des espèces de poissons connues habitent
les eaux douces malgré leur faible superficie.
2.5.2 Les gradients dans la répartition spatiale
Dans leur quête d’un ordre de la Nature les scientifiques ont essayé
d’identifier des facteurs qui expliqueraient la répartition spatiale actuellement observée. La recherche de gradients est une manière de mieux
comprendre cette organisation de la diversité biologique.
a) Gradients latitudinaux
Un phénomène assez général en milieu terrestre et aquatique continental,
est l’existence d’un gradient latitudinal: la richesse en espèce augmente
des pôles vers l’équateur pour la plupart des groupes taxinomiques.
Autrement dit la diversité biologique est bien plus grande sous les
tropiques que dans les régions tempérées. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les plantes. Pourtant, pour certains groupes comme
les Nématodes du sol, il semble y avoir une situation inverse, avec une
plus grande richesse spécifique aux hautes latitudes.
Dans les milieux marins, l’existence d’un gradient latitudinal a été
mise en évidence en milieu pélagique, ainsi que pour la faune benthique
de substrat dur. Mais le phénomène est controversé pour d’autres groupes,
et même parfois inverse. Ainsi, les macro-algues sont plus diversifiées
en milieu tempéré qu’en milieu tropical. Il en est de même pour les
oiseaux de mer qui se nourrissent de poissons et de crustacés. Cela
pourrait signifier que les différents groupes d’organismes marins ne sont
pas sensibles aux mêmes facteurs de distribution que ceux du milieu
