2.3 La systématique, l’informatique et Internet
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
vertébrés ou les insectes, le nombre est très certainement bien supérieur
à celui connu à l’heure actuelle (voir encadré sur l’écologie moléculaire).
Ainsi, en utilisant les techniques de biologie moléculaire, on a montré
que le picoplancton marin (organismes de très petite taille entre 0,2 et
2-3 microns) qui constitue la base de l’écosystème pélagique, recèle de
nombreux groupes d’Eucaryotes non répertoriés. Le séquençage de
l’ARN ribosomal d’un échantillon de picoplancton du Pacifique a montré
que la presque totalité des séquences ne pouvaient être rattachées à
celles d’organismes connus. On a découvert en particulier des espèces
d’algues vertes primitives (les Prasinophytes) non isolées à ce jour, et
de nouvelles branches dans l’arbre des Protistes. Ce qui est également
nouveau est que la majorité des séquences obtenues appartiennent à
des organismes qui sont soit des espèces prédatrices, soit des espèces
impliquées dans la dégradation de la matière vivante, fonction que l’on
pensait jusqu’ici principalement assurée par les bactéries et non par des
Eucaryotes.
2.3 LA SYSTÉMATIQUE, L’INFORMATIQUE
ET INTERNET
Nommer, classer et identifier les espèces est un travail délicat qui nécessite d’utiliser:
• des collections de référence de spécimens types, en principe déposées
dans des musées;
• des publications spécialisées décrivant les espèces nouvelles;
• des faunes et des flores accompagnées de clés d’identification qui
synthétisent l’information disponible et donnent accès à la connaissance taxinomique.
Il en résulte que la connaissance des divers groupes taxinomiques a
longtemps été le privilège d’une poignée de spécialistes dont le nombre
fluctue selon les politiques et les modes. On fait d’ailleurs le constat,
un peu partout dans le monde, d’une véritable crise en matière de recrutement de systématiciens. Dans un tel contexte, si l’on veut accélérer le
processus d’inventaire de la diversité biologique qui nécessitera encore
plusieurs siècles, et utiliser au mieux l’information existante souvent
dispersée dans de nombreuses revues, il faut avoir recours à des moyens
puissants et interactifs de gestion et de diffusion de l’information taxinomique.
L’informatique est donc naturellement apparue comme l’outil indispensable au stockage, à la gestion et à l’analyse de toutes ces informations.
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