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2 • La diversité biologique : un état des lieux
d’autres sont plus proches des protistes. En outre la majorité des lignées
eucaryotes n’a pas de représentants pluricellulaires, ce qui sous-entend
que l’évolution n’irait pas nécessairement dans le sens de la pluricellularité.
Chez les Métazoaires (figure 2.1), à la vision classique d’un arbre
phylogénique à complexité croissante (figure 2.1A) est venue se substituer une vision dans laquelle tous les groupes «intermédiaires» ont
disparu (figure 2.1B). Les Arthropodes seraient proches des Nématodes,
Où placer les virus?
Il existe des êtres étranges, les virus. Ils sont constitués d’un peu
de matériel génétique, ADN ou ARN, enfermé dans une enveloppe
de protéines. Il n’existe pas de gènes universels communs aux organismes cellulaires et aux virus. Ils ne possèdent pas de ribosomes,
et donc pas d’ARNr et ne peuvent donc être inclus dans l’arbre
universel du vivant. Ils exploitent les systèmes moléculaires de leurs
hôtes pour exprimer leur information génétique et se multiplier.
Le biologiste André Lwoff en a donné une définition en 1957 qui
sert encore de référence: ce sont des organismes de petite taille
qui n’ont qu’un type d’acide nucléique (ADN ou ARN) en guise
de génome, qui ne possèdent aucune des enzymes nécessaires
pour produire de l’énergie, qui sont incapables de se multiplier par
division, et qui sont des parasites intracellulaires obligatoires…
Malgré tout cela, il existe une très grande diversité de virus qui
constituent une énigme pour les scientifiques.
Après les avoir considérés comme la forme la plus élémentaire de
vie, on les a même classés à une époque parmi les substances
chimiques. Savoir si un virus est vivant, c’est un peu se poser la
question: qu’est-ce que la vie? Ce qui est certain est que les virus
échangent de l’information génétique avec les organismes vivants.
Le génome d’un virus peut ajouter des gènes viraux au génome de
l’hôte, et devenir en quelque sorte une partie de ce génome. Qu’ils
soient ou non vivants, les virus sont donc à la frontière qui sépare
le monde vivant de celui de la biochimie. Certains scientifiques
les considèrent actuellement comme des parasites qui utilisent les
matériaux et l’énergie d’une cellule hôte pour synthétiser les acides
nucléiques et les protéines qui leur permettent de se multiplier et
de se propager.
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