En guise de conclusion
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nouveaux territoires? Comment réagir face aux changements de flore
et de faune, mais aussi face aux conséquences du climat sur les activités
agricoles? Ou face aux maladies émergentes et à leurs vecteurs? Une
partie des réponses s’articule autour de deux mots clés: lutter et/ou
s’adapter. Lutter par exemple contre les émissions de gaz à effet de serre,
si la société le souhaite. Mais aussi, anticiper les changements prévisibles
de la température, du niveau marin, de la pluviométrie… de manière
à prendre en compte ces variables dans nos travaux de restauration,
d’aménagement du territoire, de développement économique, qui demandent tous une vision à long terme. L’alternative, bien entendu, est de
laisser faire, et de répondre seulement sous la pression, aux problèmes
qui ne manqueront pas de se poser. À la société d’assumer ces choix!
Les scientifiques naturalistes qui avaient été à l’origine de l’émergence
de la question de la biodiversité ne sont plus les seuls protagonistes du
débat. Ils vont vivre une période nouvelle, inédite pour les biologistes mais
déjà expérimentée par les physiciens de l’atome, de relations étroites et
récurrentes entre le progrès des connaissances qu’ils développent, et la
réponse de la société face aux perspectives et aux incertitudes qui se
font jour. Il est indispensable que la question de la biodiversité ne reste
pas le domaine réservé de tel ou tel groupe d’intérêt, mais apparaisse
comme un véritable problème de société dont la résolution nécessite la
participation de tous les protagonistes.
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