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En guise de conclusion
Le concept de biodiversité se situe à la croisée des chemins, entre les
sciences de la Nature très longtemps marginalisées et soucieuses de
retrouver l’écoute de la société, et les sciences de l’homme qui redécouvrent la complexité, mais également la richesse des relations
homme-Nature. Il a suscité l’émergence de nouvelles questions et de
nouvelles préoccupations concernant le monde vivant et les rapports
que l’homme entretient avec la Nature. En réalité, la biodiversité sert
de bannière à tous ceux qui s’inquiètent des conséquences éventuelles
d’une dégradation générale de la biosphère en raison des activités
humaines. Elle donne également lieu à un grand jeu de rôle auquel
participent ONG de conservation de la Nature, scientifiques, politiques,
citoyens, industriels, etc. Chacun y défend ses convictions et ses intérêts,
à grands renforts de discours mobilisateurs ou de déclarations plus ou
moins catastrophistes… Mais du discours à la réalité, la distance est
grande! Ainsi, les États s’étaient fixés officiellement comme objectif
de parvenir d’ici 2010 à une réduction significative du rythme actuel
d’appauvrissement de la diversité biologique. Nous en sommes bien
loin…
Pourtant, sous des motivations diverses, mais animés par le même
objectif, qui est d’enrayer l’érosion du monde vivant, les ONG de
protection de l’environnement et des scientifiques, ont développé un
argumentaire opérationnel, et commencé à mettre en place quelques
moyens d’action. La perception jusqu’ici essentiellement utilitariste de
la Nature s’enrichit d’une dimension éthique basée sur le respect de la
vie. La conservation de la biodiversité s’appuie ainsi tout à la fois sur
En guise de conclusion
Le concept de biodiversité se situe à la croisée des chemins, entre les
sciences de la Nature très longtemps marginalisées et soucieuses de
retrouver l’écoute de la société, et les sciences de l’homme qui redécouvrent la complexité, mais également la richesse des relations
homme-Nature. Il a suscité l’émergence de nouvelles questions et de
nouvelles préoccupations concernant le monde vivant et les rapports
que l’homme entretient avec la Nature. En réalité, la biodiversité sert
de bannière à tous ceux qui s’inquiètent des conséquences éventuelles
d’une dégradation générale de la biosphère en raison des activités
humaines. Elle donne également lieu à un grand jeu de rôle auquel
participent ONG de conservation de la Nature, scientifiques, politiques,
citoyens, industriels, etc. Chacun y défend ses convictions et ses intérêts,
à grands renforts de discours mobilisateurs ou de déclarations plus ou
moins catastrophistes… Mais du discours à la réalité, la distance est
grande! Ainsi, les États s’étaient fixés officiellement comme objectif
de parvenir d’ici 2010 à une réduction significative du rythme actuel
d’appauvrissement de la diversité biologique. Nous en sommes bien
loin…
Pourtant, sous des motivations diverses, mais animés par le même
objectif, qui est d’enrayer l’érosion du monde vivant, les ONG de
protection de l’environnement et des scientifiques, ont développé un
argumentaire opérationnel, et commencé à mettre en place quelques
moyens d’action. La perception jusqu’ici essentiellement utilitariste de
la Nature s’enrichit d’une dimension éthique basée sur le respect de la
vie. La conservation de la biodiversité s’appuie ainsi tout à la fois sur
