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9 • La conservation de la diversité biologique
Le feu est également un constituant intrinsèque des savanes qui couvrent
près d’un cinquième des terres émergées et possèdent de nombreux
caractères favorables au passage du feu: alternance d’épisodes climatiques secs et humides, orages secs et foudre, bois et herbes sèches
servant de combustible, etc.
Mais de nombreux feux «accidentels» ont aussi lieu au mauvais
endroit, à la mauvaise saison, et avec la mauvaise intensité. Il en
résulte des altérations de la végétation et l’élimination d’espèces mal
adaptées à survivre au feu. Pourtant, on sait aussi que changer les régimes
de perturbation par le feu des paysages et des forêts peut constituer une
menace pour ces milieux. La suppression des incendies conduit à
l’envahissement des systèmes ouverts par les arbres, et à la disparition
des espèces de clairières adaptées au passage du feu.
Actuellement, le mitage des milieux par l’urbanisation nécessite de
prendre des mesures de protection contre le feu. Mais l’interdiction de
brûler conduit à l’accumulation de débris, ce qui rend le couvert végétal
plus inflammable et provoque des incendies plus violents. On se pose
donc la question de savoir comment réintroduire le feu comme mode
de protection et de conservation dans certaines zones où il jouait un
rôle écologique.
9.8.2 Cyclones et tempêtes
Les tornades sont des événements météorologiques parmi les plus
violents et les plus imprévisibles. Dans les forêts, les conséquences
sont connues: en créant des chablis, les tornades participent à réinitialiser le processus de succession, contribuant ainsi au maintien d’une
forte richesse spécifique par la réinstallation d’espèces pionnières. La
Depuis le début du Tertiaire jusqu’au milieu du Miocène, la surface
de la Terre était recouverte par des forêts fermées. Il y a 10 à
12 Ma, la savane et les zones herbeuses se sont répandues sous les
tropiques, pour recouvrir de vastes surfaces il y a 5 Ma. Les prairies
proprement dites sont apparues il y a 2 Ma sous Homo erectus.
On invoque en général des climats plus secs et plus froids pour
expliquer ce phénomène qui a probablement été stimulé par le feu
ainsi que par le broutage des grands mammifères dont les troupeaux, en combinaison avec le feu, ont contribué à l’ouverture des
formations forestières.
9 • La conservation de la diversité biologique
Le feu est également un constituant intrinsèque des savanes qui couvrent
près d’un cinquième des terres émergées et possèdent de nombreux
caractères favorables au passage du feu: alternance d’épisodes climatiques secs et humides, orages secs et foudre, bois et herbes sèches
servant de combustible, etc.
Mais de nombreux feux «accidentels» ont aussi lieu au mauvais
endroit, à la mauvaise saison, et avec la mauvaise intensité. Il en
résulte des altérations de la végétation et l’élimination d’espèces mal
adaptées à survivre au feu. Pourtant, on sait aussi que changer les régimes
de perturbation par le feu des paysages et des forêts peut constituer une
menace pour ces milieux. La suppression des incendies conduit à
l’envahissement des systèmes ouverts par les arbres, et à la disparition
des espèces de clairières adaptées au passage du feu.
Actuellement, le mitage des milieux par l’urbanisation nécessite de
prendre des mesures de protection contre le feu. Mais l’interdiction de
brûler conduit à l’accumulation de débris, ce qui rend le couvert végétal
plus inflammable et provoque des incendies plus violents. On se pose
donc la question de savoir comment réintroduire le feu comme mode
de protection et de conservation dans certaines zones où il jouait un
rôle écologique.
9.8.2 Cyclones et tempêtes
Les tornades sont des événements météorologiques parmi les plus
violents et les plus imprévisibles. Dans les forêts, les conséquences
sont connues: en créant des chablis, les tornades participent à réinitialiser le processus de succession, contribuant ainsi au maintien d’une
forte richesse spécifique par la réinstallation d’espèces pionnières. La
Depuis le début du Tertiaire jusqu’au milieu du Miocène, la surface
de la Terre était recouverte par des forêts fermées. Il y a 10 à
12 Ma, la savane et les zones herbeuses se sont répandues sous les
tropiques, pour recouvrir de vastes surfaces il y a 5 Ma. Les prairies
proprement dites sont apparues il y a 2 Ma sous Homo erectus.
On invoque en général des climats plus secs et plus froids pour
expliquer ce phénomène qui a probablement été stimulé par le feu
ainsi que par le broutage des grands mammifères dont les troupeaux, en combinaison avec le feu, ont contribué à l’ouverture des
formations forestières.
