9.8 Les perturbations, des alliées de la conservation?
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des perturbations importantes sont parfois indispensables pour maintenir
à long terme la diversité biologique de certains écosystèmes.
9.8.1 Le feu
Le feu est souvent perçu comme un élément destructeur, lié aux activités
humaines. Il a éliminé des écosystèmes entiers, mais beaucoup d’espèces
et d’écosystèmes se sont adaptés au cours des âges aux incendies qui
ont ravagé plus ou moins périodiquement la surface de la Terre. Le feu
n’est pas une invention de l’homme, c’est une composante naturelle de
beaucoup d’écosystèmes. Il est provoqué notamment par la foudre et
les éruptions volcaniques. Dans la région de Yellowstone par exemple,
la foudre a provoqué au moins 369 feux entre 1972 et 1987.
En réalité, dans les forêts dépendantes du feu, comme de nombreuses
forêts boréales, méditerranéennes ou tropicales sèches, le feu est un
événement attendu et nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème. Il a pour effet d’accroître la variété de la forêt en ce qui concerne
la composition en espèces, la taille et la démographie. Il peut avoir des
effets bénéfiques en:
• Ouvrant la canopée par la création des chablis qui permettent l’émergence d’espèces pionnières. Dans certains écosystèmes, les feux de
forêts ont aussi la fonction de réduire la surface totale de la forêt
permettant le développement de prairies et de steppe.
• Favorisant la germination d’espèces (parfois nommées les «filles du
feu») qui germent grâce aux flammes qui font éclater le fruit et libèrent
les graines. Ainsi, on a observé que le pin d’Alep émet une grande
quantité de semences fertiles dans les semaines qui suivent l’incendie.
• Facilitant le relargage de nutriments pour les sols, en particulier lorsque
les végétaux sont pourvus de feuilles coriaces qui se décomposent
lentement.
En 1988 un feu d’une importance inhabituelle a dévasté environ
un tiers du parc national de Yellowstone aux États-Unis. Certains
écologistes n’ont pas hésité à parler de désastre écologique qui
allait modifier à jamais le paysage de cette région. Dix ans après,
le bilan était beaucoup plus nuancé. La végétation arbustive et
herbacée s’était réinstallée et le paysage était tout aussi hétérogène
et diversifié qu’avant le feu de 1988. Toutes proportions gardées, les
systèmes biologiques naturels se sont donc rapidement régénérés.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des perturbations importantes sont parfois indispensables pour maintenir
à long terme la diversité biologique de certains écosystèmes.
9.8.1 Le feu
Le feu est souvent perçu comme un élément destructeur, lié aux activités
humaines. Il a éliminé des écosystèmes entiers, mais beaucoup d’espèces
et d’écosystèmes se sont adaptés au cours des âges aux incendies qui
ont ravagé plus ou moins périodiquement la surface de la Terre. Le feu
n’est pas une invention de l’homme, c’est une composante naturelle de
beaucoup d’écosystèmes. Il est provoqué notamment par la foudre et
les éruptions volcaniques. Dans la région de Yellowstone par exemple,
la foudre a provoqué au moins 369 feux entre 1972 et 1987.
En réalité, dans les forêts dépendantes du feu, comme de nombreuses
forêts boréales, méditerranéennes ou tropicales sèches, le feu est un
événement attendu et nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème. Il a pour effet d’accroître la variété de la forêt en ce qui concerne
la composition en espèces, la taille et la démographie. Il peut avoir des
effets bénéfiques en:
• Ouvrant la canopée par la création des chablis qui permettent l’émergence d’espèces pionnières. Dans certains écosystèmes, les feux de
forêts ont aussi la fonction de réduire la surface totale de la forêt
permettant le développement de prairies et de steppe.
• Favorisant la germination d’espèces (parfois nommées les «filles du
feu») qui germent grâce aux flammes qui font éclater le fruit et libèrent
les graines. Ainsi, on a observé que le pin d’Alep émet une grande
quantité de semences fertiles dans les semaines qui suivent l’incendie.
• Facilitant le relargage de nutriments pour les sols, en particulier lorsque
les végétaux sont pourvus de feuilles coriaces qui se décomposent
lentement.
En 1988 un feu d’une importance inhabituelle a dévasté environ
un tiers du parc national de Yellowstone aux États-Unis. Certains
écologistes n’ont pas hésité à parler de désastre écologique qui
allait modifier à jamais le paysage de cette région. Dix ans après,
le bilan était beaucoup plus nuancé. La végétation arbustive et
herbacée s’était réinstallée et le paysage était tout aussi hétérogène
et diversifié qu’avant le feu de 1988. Toutes proportions gardées, les
systèmes biologiques naturels se sont donc rapidement régénérés.
