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9 • La conservation de la diversité biologique
espèces. Les biologistes de la conservation sont ainsi sollicités pour
répondre à des questions relatives à la taille et la forme des réserves
naturelles:
• Quelle est la taille minimale d’une réserve pour protéger telle ou
telle espèce?
• Est-il préférable de créer une seule réserve de grande taille ou plusieurs
petites réserves?
• Combien d’individus d’une espèce menacée est-il nécessaire de
protéger dans une réserve pour éviter l’extinction?
• Lorsque plusieurs réserves sont créées, doivent-elles être proches l’une
de l’autre, ou éloignées? Doivent-elles être isolées ou reliées par des
corridors?
Ces questions sont l’occasion de mettre à l’épreuve certaines théories
écologiques. Ainsi, mettant en avant la théorie des équilibres dynamiques
en milieu insulaire, certains scientifiques estiment que des réserves de
grande taille offrent une plus grande diversité d’habitats et abritent une
plus grande variété d’espèces que les réserves de petite taille. En outre les
populations de chaque espèce sont plus grandes, et les effets de lisière
sont moins importants sur des grandes surfaces que sur des petites.
D’autres scientifiques estiment au contraire que plusieurs petites
réserves permettent de protéger une diversité d’habitats plus importante
que dans une grande réserve, pour une superficie totale équivalente,
ainsi qu’une plus grande variété d’espèces rares. Ils mettent également
en avant que plusieurs petites réserves minimisent les risques d’une
catastrophe telle que le feu, une épidémie ou l’introduction d’espèces,
qui peuvent détruire des populations entières dans une réserve.
9.6.2 Réintroductions d’espèces
La conservation ex situ apparaît non pas seulement comme une alternative, mais comme une démarche complémentaire de la conservation
in situ. Ce sont des réservoirs d’individus pour la réinstallation ou le
renforcement de populations sauvages d’espèces menacées. En effet,
dans certaines situations, la dégradation de l’habitat est telle qu’on ne
peut maintenir in situ des populations viables. L’alternative est simple:
ou on laisse disparaître à jamais les espèces concernées, ou l’on tente
des opérations de sauvetage en vue de préserver temporairement ex
situ les populations menacées avec comme objectif de les réintroduire
dans leur milieu d’origine si les menaces qui pèsent sur les espèces et
les habitats disparaissent. Dans certains cas, l’habitat est détruit et on
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