9.5 La conservation ex situ
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sont ainsi regroupées dans le réseau BGCI (Botanic Gardens Conservation International) et rassemblent environ 30 000 espèces. Une tendance
récente des activités des jardins botaniques porte sur la mise au point et
la diffusion auprès des pépiniéristes et du public de méthodes de
culture, de propagation et de conservation. Elles dérivent directement
des progrès de la recherche physiologique sur les dormances, les résistances au froid et à la sécheresse, les reproductions végétatives et
sexuées, les cultures de cellules et de tissus. Les effets de mode et de
commerce accentuent l’engouement pour certains taxons et les espèces
«modestes» sont oubliées même si elles sont menacées.
Simultanément, et à l’opposé, les jardins botaniques ont un rôle
important dans la politique de biodiversité d’un pays. Ils sont une source
d’information et un lieu de débats indépendants offerts au public et aux
associations. Ils participent aux campagnes de restauration de milieux
dégradés et de réintroduction d’espèces localement disparues (sensibilisation du public, fourniture de spécimens, prise de co-responsabilité
de gestion pour des milieux originaux: flores des îles, des montagnes
ou des zones humides). Ce sont des partenaires actifs des programmes de
valorisation des ressources génétiques végétales à côté d’institutions publiques et d’entreprises privées (banques de graines, banques de données…).
L’investissement technologique et financier, les nécessités de l’entretien
quotidien et de la présence de personnel qualifié créent des charges
auxquelles toutes les économies ne peuvent pas facilement subvenir.
Les jardins botaniques les plus pertinents sont ceux des pays développés
et le déséquilibre est flagrant avec ceux des régions tropicales pourtant
plus riches en biodiversité naturelle mais moins dotées économiquement.
9.5.2 Les parcs zoologiques
Les parcs zoologiques publics ou privés, ainsi que les expositions de
collections animales vivantes spécialisées (souvent centrées sur des taxons
spectaculaires: poissons, serpents, oiseaux, insectes…), ont des missions
et des activités similaires à celles des jardins botaniques. Leur nombre
à travers le monde dépasse les 2 000 et ils sont en majorité organisés en
réseaux. D’importantes bases de données ont été élaborées; des informations sont, en principe, librement disponibles sur quelque 250 000
spécimens vivants et leurs ancêtres, appartenant à près de 6 000 espèces.
Pour entretenir vivants en conditions artificielles presque un million de
tétrapodes et autant de poissons, les collections animales doivent faire
face à des coûts et des charges importants que toutes les économies ne
peuvent pas supporter. En particulier leur maintien demande une relation
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