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9 • La conservation de la diversité biologique
essentiel pour la gestion des ressources génétiques des plantes utiles et
des animaux domestiques.
9.5.1 Les jardins botaniques
Quelque 1 600 jardins botaniques existent à travers le monde. Les plus
anciens ont servi à rassembler les plantes de la pharmacopée traditionnelle. Ils ont ensuite évolué en jardins d’acclimatation pour accueillir
et essayer de domestiquer les espèces tropicales ramenées par les
voyageurs et pour développer de nouvelles cultures d’intérêts économiques et décoratifs. Ils témoignent par là du brassage de la flore
résultant des conquêtes, des échanges commerciaux, des explorations.
Récemment leurs missions ont encore changé. Les nouveaux établissements se spécialisent dans la faune et la flore d’un milieu (souvent le
milieu local) en vue de développer l’ingénierie de la conservation et
d’informer le public.
De tout temps, les jardins botaniques ont échangé des spécimens et
des informations entre eux, et avec des amateurs qui entretiennent des
«collections» privées. Bien qu’élargissant le spectre de la diversité
végétale répertoriée, ces opérations n’empêchent pas un déséquilibre de
l’échantillonnage en faveur de groupes particuliers (orchidées, cactées,
plantes carnivores, plantes à bulbes, fougères, légumineuses, conifères…).
Un commerce est même organisé: il concerne principalement les plantes
médicinales et décoratives, les légumes et les fruitiers. L’encadrement
scientifique et juridique de cette économie active pose des problèmes
difficiles du fait d’intérêts conflictuels… Les jardins botaniques ont
cependant développé entre eux des réseaux restreints sur la base de
compétences reconnues et de chartes. Actuellement, ces réseaux
élaborent des bases de données informatisées, partiellement ouvertes aux
messageries électroniques du grand public. Quelque 350 institutions
Le toromiro (Sophora toromiro) est un arbre endémique de l’île de
Pâques d’où il a disparu vers 1960. Plusieurs jardins botaniques
qui avaient conservé des semences ont constitué un réseau chargé
d’évaluer la diversité génétique de l’espèce et d’utiliser cette
connaissance pour constituer des populations de reproducteurs
qui seront réimplantées dans l’île de Pâques. Compte tenu de la
croissance de l’arbre, il faudra attendre cent ans avant de savoir si
la réintroduction a réussi.
9 • La conservation de la diversité biologique
essentiel pour la gestion des ressources génétiques des plantes utiles et
des animaux domestiques.
9.5.1 Les jardins botaniques
Quelque 1 600 jardins botaniques existent à travers le monde. Les plus
anciens ont servi à rassembler les plantes de la pharmacopée traditionnelle. Ils ont ensuite évolué en jardins d’acclimatation pour accueillir
et essayer de domestiquer les espèces tropicales ramenées par les
voyageurs et pour développer de nouvelles cultures d’intérêts économiques et décoratifs. Ils témoignent par là du brassage de la flore
résultant des conquêtes, des échanges commerciaux, des explorations.
Récemment leurs missions ont encore changé. Les nouveaux établissements se spécialisent dans la faune et la flore d’un milieu (souvent le
milieu local) en vue de développer l’ingénierie de la conservation et
d’informer le public.
De tout temps, les jardins botaniques ont échangé des spécimens et
des informations entre eux, et avec des amateurs qui entretiennent des
«collections» privées. Bien qu’élargissant le spectre de la diversité
végétale répertoriée, ces opérations n’empêchent pas un déséquilibre de
l’échantillonnage en faveur de groupes particuliers (orchidées, cactées,
plantes carnivores, plantes à bulbes, fougères, légumineuses, conifères…).
Un commerce est même organisé: il concerne principalement les plantes
médicinales et décoratives, les légumes et les fruitiers. L’encadrement
scientifique et juridique de cette économie active pose des problèmes
difficiles du fait d’intérêts conflictuels… Les jardins botaniques ont
cependant développé entre eux des réseaux restreints sur la base de
compétences reconnues et de chartes. Actuellement, ces réseaux
élaborent des bases de données informatisées, partiellement ouvertes aux
messageries électroniques du grand public. Quelque 350 institutions
Le toromiro (Sophora toromiro) est un arbre endémique de l’île de
Pâques d’où il a disparu vers 1960. Plusieurs jardins botaniques
qui avaient conservé des semences ont constitué un réseau chargé
d’évaluer la diversité génétique de l’espèce et d’utiliser cette
connaissance pour constituer des populations de reproducteurs
qui seront réimplantées dans l’île de Pâques. Compte tenu de la
croissance de l’arbre, il faudra attendre cent ans avant de savoir si
la réintroduction a réussi.
