9.3 Les aires protégées
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surcoûts qui peuvent résulter de la mise en œuvre de pratiques compatibles avec la protection de l’environnement: réduire l’utilisation
d’engrais et de pesticides; diminuer la charge du cheptel bovin ou ovin;
introduire ou maintenir l’agriculture biologique; pratiquer les fauches
durant les périodes plus favorables pour certaines espèces, etc. Cependant, le bilan de ces expériences est jusqu’ici mitigé. Les aides ne sont
pas toujours suffisantes par rapport aux incitations à intensifier la
production, ou elles sont détournées de leur objectif initial. Si certains
ont pu suggérer que les paysans pouvaient devenir des «jardiniers du
paysage», la profession a du mal à adhérer à cette perspective.
Le jardin planétaire est un autre concept développé par Gilles Clément
qui propose, lui aussi, de rapprocher gestion de la biodiversité et activités humaines. Dans un monde fini, la biosphère, on retrouve les
conditions d’un jardin. Le jardin, l’espace, le paysage n’est pas immuable.
Les plantes et les animaux se déplacent et transforment les lieux. Le
brassage planétaire de la biodiversité induit des concurrences entre
espèces mais aussi des «métissages», de nouveaux paysages, de
nouveaux comportements… L’homme, dans le rôle de jardinier, a le
choix de laisser faire la Nature ou d’intervenir. Le jardin planétaire est
une manière de reconsidérer l’écologie en intégrant l’homme.
9.3.4 L’Europe et la biodiversité: Natura 2000
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites
protégés. Il a pour objectif de préserver la biodiversité, notamment
dans l’espace rural et forestier. Sa création s’inscrit dans la suite des
directives européennes «Oiseaux (1979)» et «Habitats (1992)».
La Convention de Berne du Conseil de l’Europe (1979) sur la
conservation de la faune sauvage et des habitats naturels de l’Europe
entendait promouvoir la coopération entre États afin d’assurer la conservation de la flore et de la faune sauvages et de leurs habitats naturels.
Une attention particulière était accordée aux espèces, y compris les
espèces migratrices, menacées d’extinction et vulnérables comme la
cigogne blanche, la grue cendrée ou le vautour fauve. Adoptée en 1979,
la directive «Oiseaux» fut un premier pas pour assurer la protection à
long terme et la gestion de toutes les espèces d’oiseaux vivant à l’état
sauvage sur le territoire communautaire et de leurs habitats. La directive «Oiseaux» a inspiré l’Union européenne pour sa directive de 1992
concernant la conservation des habitats naturels (ou directive Habitats).
Elle a pour objet d’assurer le maintien de la diversité biologique par la
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore
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