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1 • Pourquoi s’intéresser à la diversité biologique ?
méthodologiques nous permettant d’avoir accès au monde de l’infiniment petit, ainsi qu’aux mécanismes moléculaires impliqués dans la
diversification du vivant. Nous entrons dans une nouvelle étape de la
compréhension du vivant avec en perspective l’accès aux organismes
infiniment petits: un nouveau monde à explorer.
Les recherches sur la dynamique présente et passée de la biodiversité
nous conduisent également à une remise en perspective de l’écologie
longtemps basée sur des principes d’équilibre. La diversité biologique,
Diversité biologique,
biodiversité, biocomplexité
L’usage inconsidéré du mot biodiversité risque de susciter un désintérêt, voire une désaffection pour ce terme. Nous proposons donc
de l’utiliser plus spécifiquement pour parler des questions relatives
aux interactions homme/Nature. Historiquement, le terme biodiversité s’applique à l’érosion du monde vivant résultant des activités
humaines, ainsi qu’aux activités de protection et de conservation,
qu’elles se manifestent par la création d’aires protégées ou par des
modifications des comportements en matière de développement
(concept de développement durable).
En ce qui concerne l’ensemble des activités qui relèvent traditionnellement de l’inventaire et de la connaissance du monde vivant, le
terme diversité biologique est parfaitement adapté et c’est celui
qui sera privilégié ici.
Un autre terme, celui de biocomplexité, cherche à s’imposer dans
la mouvance de la biodiversité. La complexité biologique résulte
des interactions fonctionnelles entre les entités biologiques, à tous
les niveaux d’organisation, et l’environnement biologique, chimique,
physique et humain à tous les niveaux d’agrégation, l’homme y
compris. La biocomplexité concerne tous les types d’organismes,
des microbes aux humains, tous les milieux qui vont des régions
polaires aux forêts tempérées et aux zones agricoles, et tous les
usages qu’en font les sociétés. Elle est caractérisée par une dynamique non linéaire et chaotique, des interactions à différentes
échelles spatio-temporelles, une appréhension du système vivant dans
son ensemble et non pas morceaux par morceaux, une intégration
étroite du social et de l’économique.
1 • Pourquoi s’intéresser à la diversité biologique ?
méthodologiques nous permettant d’avoir accès au monde de l’infiniment petit, ainsi qu’aux mécanismes moléculaires impliqués dans la
diversification du vivant. Nous entrons dans une nouvelle étape de la
compréhension du vivant avec en perspective l’accès aux organismes
infiniment petits: un nouveau monde à explorer.
Les recherches sur la dynamique présente et passée de la biodiversité
nous conduisent également à une remise en perspective de l’écologie
longtemps basée sur des principes d’équilibre. La diversité biologique,
Diversité biologique,
biodiversité, biocomplexité
L’usage inconsidéré du mot biodiversité risque de susciter un désintérêt, voire une désaffection pour ce terme. Nous proposons donc
de l’utiliser plus spécifiquement pour parler des questions relatives
aux interactions homme/Nature. Historiquement, le terme biodiversité s’applique à l’érosion du monde vivant résultant des activités
humaines, ainsi qu’aux activités de protection et de conservation,
qu’elles se manifestent par la création d’aires protégées ou par des
modifications des comportements en matière de développement
(concept de développement durable).
En ce qui concerne l’ensemble des activités qui relèvent traditionnellement de l’inventaire et de la connaissance du monde vivant, le
terme diversité biologique est parfaitement adapté et c’est celui
qui sera privilégié ici.
Un autre terme, celui de biocomplexité, cherche à s’imposer dans
la mouvance de la biodiversité. La complexité biologique résulte
des interactions fonctionnelles entre les entités biologiques, à tous
les niveaux d’organisation, et l’environnement biologique, chimique,
physique et humain à tous les niveaux d’agrégation, l’homme y
compris. La biocomplexité concerne tous les types d’organismes,
des microbes aux humains, tous les milieux qui vont des régions
polaires aux forêts tempérées et aux zones agricoles, et tous les
usages qu’en font les sociétés. Elle est caractérisée par une dynamique non linéaire et chaotique, des interactions à différentes
échelles spatio-temporelles, une appréhension du système vivant dans
son ensemble et non pas morceaux par morceaux, une intégration
étroite du social et de l’économique.
