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9 • La conservation de la diversité biologique
monde, le parc national de Yellowstone aux États-Unis, a prévalu pendant
longtemps. Bien qu’il soit d’usage de la critiquer à l’heure actuelle,
cette démarche n’est pas complètement dénuée de bon sens quand elle
est pratiquée judicieusement.
La France a créé sept parcs nationaux en métropole entre 1950
et 1960 dont les seuls aménagements sont en principe les voies d’accès
conduisant à des lieux d’observation de la Nature. On voit dans le choix
des lieux (des zones de montagne) le souci d’éviter les espaces urbanisés.
Le tourisme qui se développe très rapidement pose actuellement
beaucoup de problèmes écologiques aux gestionnaires de ces parcs.
En 2007, deux autres parcs ont été créés dans les départements d’outremer: le parc amazonien de Guyane et le parc national de la Réunion.
Le parc de Guyane, qui était en projet de puis 15 ans, a suscité nombre
de polémiques.
9.3.2 Protéger la Nature avec l’homme
La création d’aires protégées pose des problèmes sociaux lorsqu’elles
sont établies dans des zones habitées. Dans certains cas, il a fallu
déplacer les populations locales et leur interdire l’accès de zones qu’elles
utilisaient auparavant. Dans de telles circonstances elles ne sont guère
incitées à respecter une réglementation que les administrations responsables de la gestion des parcs et réserves, notamment dans les pays en
développement, ont beaucoup de mal à faire appliquer, faute de moyens
suffisants. Cette situation conduit au braconnage et engendre parfois
de véritables conflits sociaux.
L’idée de la participation des populations locales à la conception et à
la gestion des aires protégées est maintenant mise en avant pour garantir
la pérennité des projets. Pour encourager ces populations à mieux
gérer la diversité biologique, il faut améliorer leur niveau de vie en
apportant des incitations économiques qui leur permettent de pratiquer
une conservation efficace. Certains projets intégrés de conservation et
de développement se fixent pour objectif de développer de nouvelles
activités économiques compatibles avec des activités de conservation.
Dans ce contexte, l’exemple des réserves de la biosphère (voir encadré)
est intéressant dans la mesure où il s’inscrit dans une dynamique internationale. La France compte dix réserves de la biosphère: la Camargue,
les Cévennes, Le Lubéron, les Vosges du Nord, le Mont Ventoux, le
Fango en Corse, le pays de Fontainebleau, la mer d’Iroise, les Tuamotu
et l’archipel de la Guadeloupe. Mais la politique nationale a aussi institué
des parc naturels régionaux conçus comme «lieux de rencontre de la
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