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9 • La conservation de la diversité biologique
9.2.4 Si on parlait d’argent?
La conservation a un prix. La création d’espaces protégés doit théoriquement se faire dans les zones riches en diversité biologique, c’est-àdire dans les pays en développement qui ont le plus souvent d’autres
priorités économiques que de consacrer leurs faibles ressources à la
conservation des espèces et des écosystèmes. Dans le même temps, les
pays développés demandent le libre accès aux ressources naturelles
exploitables par les biotechnologies. Un conflit économique oppose ainsi
les détenteurs d’une richesse potentielle non valorisée économiquement
et les utilisateurs industriels qui ont bénéficié jusqu’alors de facilités,
dont des accès gratuits aux ressources génétiques. Ce conflit Nord-Sud
est clairement apparu lors de l’élaboration de la Convention sur la
diversité biologique.
En théorie, cette convention prévoit le transfert des ressources financières et de technologies de pays développés aux pays en développement.
C’est le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui gère ce mécanisme de financement de la Convention. Depuis sa création en 1991, le
FEM a consacré quelques milliards de dollars aux activités relatives à
la protection de la diversité biologique. Ces sommes peuvent paraître
considérables. Elles sont en réalité dérisoires par rapport aux évaluations
faites à Rio sur les besoins d’investissements annuels: 125 milliards
de dollars par an…
9.3 LES AIRES PROTÉGÉES
Le terme générique «aires protégées» recouvre en réalité des situations
très différentes, allant de grandes réserves de faune et de flore à de petits
sites dévolus à la conservation d’espèces particulières. Il peut s’agir de
réserves intégrales où l’intervention humaine est exclue, ou de zones
habitées dans lesquelles la protection de la flore et de la faune est assurée
par l’implication des populations locales dans la gestion du milieu
et des espèces. À l’heure actuelle on estime qu’il y aurait plus de
100 000 sites protégés dans le monde. Cependant, leur nombre s’accroît
plus vite que les ressources financières et humaines nécessaires à une
gestion optimale de ces zones visant à assurer la protection des espèces
tout en répondant aux besoins des populations locales.
9.3.1 Des parcs nationaux contre les méfaits de l’homme
À la fin du XIX e siècle on pensait que la conservation et l’exploitation
des milieux naturels étaient deux activités incompatibles. Il fallait
9 • La conservation de la diversité biologique
9.2.4 Si on parlait d’argent?
La conservation a un prix. La création d’espaces protégés doit théoriquement se faire dans les zones riches en diversité biologique, c’est-àdire dans les pays en développement qui ont le plus souvent d’autres
priorités économiques que de consacrer leurs faibles ressources à la
conservation des espèces et des écosystèmes. Dans le même temps, les
pays développés demandent le libre accès aux ressources naturelles
exploitables par les biotechnologies. Un conflit économique oppose ainsi
les détenteurs d’une richesse potentielle non valorisée économiquement
et les utilisateurs industriels qui ont bénéficié jusqu’alors de facilités,
dont des accès gratuits aux ressources génétiques. Ce conflit Nord-Sud
est clairement apparu lors de l’élaboration de la Convention sur la
diversité biologique.
En théorie, cette convention prévoit le transfert des ressources financières et de technologies de pays développés aux pays en développement.
C’est le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui gère ce mécanisme de financement de la Convention. Depuis sa création en 1991, le
FEM a consacré quelques milliards de dollars aux activités relatives à
la protection de la diversité biologique. Ces sommes peuvent paraître
considérables. Elles sont en réalité dérisoires par rapport aux évaluations
faites à Rio sur les besoins d’investissements annuels: 125 milliards
de dollars par an…
9.3 LES AIRES PROTÉGÉES
Le terme générique «aires protégées» recouvre en réalité des situations
très différentes, allant de grandes réserves de faune et de flore à de petits
sites dévolus à la conservation d’espèces particulières. Il peut s’agir de
réserves intégrales où l’intervention humaine est exclue, ou de zones
habitées dans lesquelles la protection de la flore et de la faune est assurée
par l’implication des populations locales dans la gestion du milieu
et des espèces. À l’heure actuelle on estime qu’il y aurait plus de
100 000 sites protégés dans le monde. Cependant, leur nombre s’accroît
plus vite que les ressources financières et humaines nécessaires à une
gestion optimale de ces zones visant à assurer la protection des espèces
tout en répondant aux besoins des populations locales.
9.3.1 Des parcs nationaux contre les méfaits de l’homme
À la fin du XIX e siècle on pensait que la conservation et l’exploitation
des milieux naturels étaient deux activités incompatibles. Il fallait
