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7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
Les collections de champignons et de micro-organismes ont un double
rôle: servir à la fois de référence en systématique et de source de
matériel pour les utilisateurs. La Fédération mondiale des collections
de cultures a recensé quelque 800 000 souches entretenues par près de
500 collections. Celles-ci font autorité en matière de nomenclature.
Champignons et levures représentent 44%, les bactéries 43%, les virus
2%, les 11% restants comportent des algues, des protozoaires, des
protistes, des plasmides. Comme les autres collections, elles ne présentent
qu’une image biaisée de la diversité biologique parce que probablement
plus des deux tiers des micro-organismes que les microbiologistes
savent observer ne sont pas cultivables en conditions artificielles de
laboratoire. Par conséquent ils n’entrent pas dans les collections vivantes
(on les trouve cependant dans les banques d’ADN et de séquences).
Les bactéries représentent un gisement très important de ressources
génétiques, encore peu exploré. Leur nombre a été estimé dans la biosphère entre 4 et 6 ¥ 10 30 , soit une biomasse équivalente à celle des
végétaux. L’utilisation des ressources génétiques microbiennes présente
une importance réelle ou potentielle dans des domaines aussi variés que
l’industrie pharmaceutique et la santé humaine ou animale, la qualité
Les animaux domestiques
Actuellement, la planète compte 2,3 milliards de bœufs et de cochons
d’élevage, et 17 milliards de poulets. La sélection naturelle et par
l’homme a donné des milliers de races génétiquement différentes
d’animaux d’élevage, adaptées à une grande variété de milieux
naturels. Comme pour l’agriculture, l’intensification de l’élevage
a entraîné au cours des dernières décennies une homogénéisation
des productions et une diminution du nombre de races animales
exploitées.
D’après la FAO, environ 20% des races animales sont menacées
d’extinction, et une race disparaît chaque mois. Sur plus de
7 600 races d’animaux d’élevage figurant dans la base mondiale
de données de la FAO, 190 ont disparu au cours des 15 dernières
années et 1500 autres sont en péril. Or, le maintien de cette diversité permettrait peut-être de sélectionner, selon les circonstances,
des animaux capables de résister à diverses maladies, de s’adapter
aux changements climatiques ou de répondre aux demandes des
consommateurs.
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