6.2 Les pathologies émergentes
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de contact entre un pathogène et un nouvel hôte tel que l’homme. Il
faut y ajouter un phénomène particulièrement important qui est que le
transfert accru de ces maladies et de leurs vecteurs à travers le monde.
Certaines maladies émergentes résultent aussi de changements dans
nos comportements. C’est le cas de la maladie de Lyme (du nom de
la ville de Lyme aux États-Unis). Le pathogène en cause est une
bactérie nommée Borrelia burgdorferi. La progression de cette
affection est liée à la prolifération des daims dans le nord-est des
États-Unis où ils ne sont plus chassés. Ils viennent brouter dans les
jardins des maisons situés à proximité des forêts et dépourvus de
barrière, Ils amènent avec eux les tiques, porteuses du spirochète,
qui piquent l’homme. Il en résulte une augmentation spectaculaire
de cette maladie infectieuse dans les régions exposées.
• La dissémination du micro-organisme parmi les populations du nouvel
hôte, ce qui implique la mise en jeu de mécanismes adéquats, d’autre
part. Les déplacements de population lors de conflits, l’urbanisation,
les voyages (des hommes et des vecteurs) sont des facteurs favorables
à la dissémination des virus. Le virus du SIDA (ou VIH) a diffusé
depuis sa découverte en 1981, de l’Afrique au continent américain
puis à l’Europe et à l’Asie. Mais on sait que le virus était présent dès
1970 et s’était déjà répandu en Afrique entre 1970 et 1980. Et l’identification de virus apparentés au virus du SIDA chez des animaux
aussi variés que le mouton, le chat, le cheval ou la chèvre indique
que la famille VIH est ancienne. Divers singes africains sont naturellement infestés par des rétrovirus proches du VIH mais qui ne provoquent pas de SIDA chez ces animaux. Un des virus humains, le VIH2
est très proche de celui du singe mangabey qui vit en Afrique de
l’ouest. Des contaminations à l’homme à partir de morsures ont pu se
produire. Quant au VIH1, il aurait pu être transmis par des chimpanzés
dont certains sont porteurs d’un virus très proche. Mais on ne sait
pas estimer avec précision à quel moment ces virus ont pu franchir
la barrière d’espèce. Selon d’autres hypothèses, les hommes sont
contaminés depuis longtemps, mais le virus était peu répandu ou
peu virulent. L’épidémie actuelle pourrait résulter à la fois d’une
évolution de la pathénogénécité du VIH humain et de modifications
dans les comportements sociaux qui ont favorisé la diffusion.
Une étude portant sur 335 maladies émergentes entre 1940 à 2004 on
a montré que 60% des maladies émergentes proviennent de maladies
animales transmissibles à l’homme (zoonoses) et la majorité d’entre
elles, d’animaux sauvages. Quelque 20% des maladies émergentes
auraient pour origine des résistances aux traitements. Plus de la moitié
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