5.11 Cohésion cybernétique des écosystèmes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
(1 500 m/s) que dans l’air ce qui constitue un bon moyen de communication à distance lorsque la vision n’est pas possible. En réalité il
semble que les systèmes aquatiques soient bien plus bruyants qu’on
ne le pensait jusqu’à une époque récente.
Chez les végétaux terrestres, comme chez les animaux, les individus
peuvent communiquer entre eux de diverses manières:
• Par l’intermédiaire d’organismes médiateurs tels que les champignons
mycorhiziens qui peuvent établir des liaisons entre les systèmes
racinaires des plantes, les mettant ainsi en communication les unes
avec les autres. Des individus de la même espèce ou de différentes
espèces peuvent être interconnectés. Dans les deux cas des transports
de substances (nutriments minéraux, hydrates de carbone) ont été
mis en évidence.
La communication par substances chimiques
dans les systèmes aquatiques
Au cours de ces dernières années on a beaucoup progressé dans
la connaissance des modes de communication entre organismes
aquatiques à partir de substances chimiques. Au moins quatre grands
types de signaux sont utilisés:
• Des substances d’alarme produites par les tissus des poissons
blessés alertent les congénères et provoquent des réactions de
peur. Des phénomènes similaires ont également été mis en
évidence chez les invertébrés.
• Des répulsifs permettent aux proies de repousser les prédateurs.
De nombreuses algues sont toxiques pour le zooplancton mais
ce dernier peut apparemment reconnaître les algues toxiques et
éviter de les ingérer.
• Des kairomones produites par les prédateurs provoquent en réaction des modifications du comportement, de la morphologie et des
caractéristiques biologiques des espèces proies. De nombreux
travaux ont mis en évidence une influence des substances émises
par les prédateurs (poissons, larves de Chaoborus) sur la morphologie ainsi que sur la taille à maturité et la fécondité des crustacés
planctoniques du genre Daphnia.
• Il existe une grande variété de phéromones pour la reconnaissance des partenaires sexuels tant pour les vertébrés que pour
les invertébrés.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
(1 500 m/s) que dans l’air ce qui constitue un bon moyen de communication à distance lorsque la vision n’est pas possible. En réalité il
semble que les systèmes aquatiques soient bien plus bruyants qu’on
ne le pensait jusqu’à une époque récente.
Chez les végétaux terrestres, comme chez les animaux, les individus
peuvent communiquer entre eux de diverses manières:
• Par l’intermédiaire d’organismes médiateurs tels que les champignons
mycorhiziens qui peuvent établir des liaisons entre les systèmes
racinaires des plantes, les mettant ainsi en communication les unes
avec les autres. Des individus de la même espèce ou de différentes
espèces peuvent être interconnectés. Dans les deux cas des transports
de substances (nutriments minéraux, hydrates de carbone) ont été
mis en évidence.
La communication par substances chimiques
dans les systèmes aquatiques
Au cours de ces dernières années on a beaucoup progressé dans
la connaissance des modes de communication entre organismes
aquatiques à partir de substances chimiques. Au moins quatre grands
types de signaux sont utilisés:
• Des substances d’alarme produites par les tissus des poissons
blessés alertent les congénères et provoquent des réactions de
peur. Des phénomènes similaires ont également été mis en
évidence chez les invertébrés.
• Des répulsifs permettent aux proies de repousser les prédateurs.
De nombreuses algues sont toxiques pour le zooplancton mais
ce dernier peut apparemment reconnaître les algues toxiques et
éviter de les ingérer.
• Des kairomones produites par les prédateurs provoquent en réaction des modifications du comportement, de la morphologie et des
caractéristiques biologiques des espèces proies. De nombreux
travaux ont mis en évidence une influence des substances émises
par les prédateurs (poissons, larves de Chaoborus) sur la morphologie ainsi que sur la taille à maturité et la fécondité des crustacés
planctoniques du genre Daphnia.
• Il existe une grande variété de phéromones pour la reconnaissance des partenaires sexuels tant pour les vertébrés que pour
les invertébrés.
