5.5 Chaînes et réseaux trophiques
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
En réalité, les contrôles bottom-up et top-down coexistent au sein
des écosystèmes où leur importance relative dépend des conditions de
l’environnement. Le contrôle bottom-up concerne plutôt le niveau de
la production biologique, alors que le contrôle top-down porte plus
particulièrement sur la structure des communautés.
5.5.3 Théorie des cascades trophiques
Le concept de cascade trophique en milieu aquatique part du principe
que l’augmentation de la prédation par les piscivores entraîne une
diminution de la biomasse des poissons zooplanctophages. La pression
de prédation sur le zooplancton se relâchant, il en résulte une augmentation de la biomasse du zooplancton, et par voie de conséquence une
diminution de la biomasse de phytoplancton qui est soumis à une
prédation plus forte.
En théorie, si l’on peut contrôler la biomasse des prédateurs, on
maîtrise la cascade d’interactions trophiques qui régule la dynamique
algale. La biomanipulation des milieux aquatiques consiste ainsi à
modifier la dynamique algale en ajoutant ou en retirant des prédateurs.
La biomanipulation
Le terme biomanipulation désigne une intervention délibérée sur
un écosystème afin de restructurer la communauté biologique et
d’obtenir une situation qui soit a priori meilleure ou plus favorable
pour les hommes.
La biomanipulation des systèmes aquatiques a été pratiquée sous
différentes formes depuis des siècles. Récemment les scientifiques
se sont emparés de la question afin de modifier la composition
spécifique (structure de l’écosystème) ou la productivité (processus
fonctionnel) pour répondre à des objectifs spécifiques comme par
exemple réduire l’eutrophisation ou la prolifération des macrophytes,
augmenter la transparence des eaux, favoriser l’apparition d’une
communauté biologique plus diversifiée, etc.
Le terme recouvre un ensemble de techniques, mais il est surtout
réservé à une manipulation top-down des communautés de poissons
pour le contrôle des biomasses algales à travers les chaînes trophiques, par exemple l’accroissement des espèces carnivores et la
réduction des espèces planctophages ou benthophages.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
En réalité, les contrôles bottom-up et top-down coexistent au sein
des écosystèmes où leur importance relative dépend des conditions de
l’environnement. Le contrôle bottom-up concerne plutôt le niveau de
la production biologique, alors que le contrôle top-down porte plus
particulièrement sur la structure des communautés.
5.5.3 Théorie des cascades trophiques
Le concept de cascade trophique en milieu aquatique part du principe
que l’augmentation de la prédation par les piscivores entraîne une
diminution de la biomasse des poissons zooplanctophages. La pression
de prédation sur le zooplancton se relâchant, il en résulte une augmentation de la biomasse du zooplancton, et par voie de conséquence une
diminution de la biomasse de phytoplancton qui est soumis à une
prédation plus forte.
En théorie, si l’on peut contrôler la biomasse des prédateurs, on
maîtrise la cascade d’interactions trophiques qui régule la dynamique
algale. La biomanipulation des milieux aquatiques consiste ainsi à
modifier la dynamique algale en ajoutant ou en retirant des prédateurs.
La biomanipulation
Le terme biomanipulation désigne une intervention délibérée sur
un écosystème afin de restructurer la communauté biologique et
d’obtenir une situation qui soit a priori meilleure ou plus favorable
pour les hommes.
La biomanipulation des systèmes aquatiques a été pratiquée sous
différentes formes depuis des siècles. Récemment les scientifiques
se sont emparés de la question afin de modifier la composition
spécifique (structure de l’écosystème) ou la productivité (processus
fonctionnel) pour répondre à des objectifs spécifiques comme par
exemple réduire l’eutrophisation ou la prolifération des macrophytes,
augmenter la transparence des eaux, favoriser l’apparition d’une
communauté biologique plus diversifiée, etc.
Le terme recouvre un ensemble de techniques, mais il est surtout
réservé à une manipulation top-down des communautés de poissons
pour le contrôle des biomasses algales à travers les chaînes trophiques, par exemple l’accroissement des espèces carnivores et la
réduction des espèces planctophages ou benthophages.
