126 5 • Diversité biologique et fonctionnement des systèmes écologiques
5.5.2 Les théories «top-down» et «bottom-up»
De manière conventionnelle, les réseaux trophiques ont longtemps
été considérés comme des chaînes linéaires dans lesquelles les flux
d’éléments nutritifs vont des producteurs primaires vers les niveaux
trophiques supérieurs. Dans ce contexte, il est logique de penser que la
compétition entre producteurs primaires pour l’utilisation des éléments
nutritifs joue un rôle majeur dans la régulation des populations. C’est
la théorie du contrôle des communautés par les ressources (contrôle
«bottom-up»).
Mais de nombreux écologistes ont apporté la démonstration qu’il y a
également un effet inverse et que le fonctionnement d’un écosystème
est fortement contraint par la prédation exercée par les niveaux supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs (contrôle «top-down»). En
milieu aquatique par exemple, la prédation des poissons sur les invertébrés a un impact considérable sur la structure en taille et sur la composition spécifique du zooplancton et du zoobenthos. Ainsi, lorsque les
poissons zooplanctivores sont abondants, il y a disparition des espèces
zooplanctoniques de grande taille au profit d’espèces de taille plus petite.
Figure 5.4 Schéma simplifié des flux de matière et d’énergie
dans les chaînes alimentaires.
Autotrophes
Herbivores
Carnivores
Décomposeurs
Respiration
Perte de chaleur
ÉNERGIE
MATIÈRE
Soleil
D
P
C1
C2
5.5.2 Les théories «top-down» et «bottom-up»
De manière conventionnelle, les réseaux trophiques ont longtemps
été considérés comme des chaînes linéaires dans lesquelles les flux
d’éléments nutritifs vont des producteurs primaires vers les niveaux
trophiques supérieurs. Dans ce contexte, il est logique de penser que la
compétition entre producteurs primaires pour l’utilisation des éléments
nutritifs joue un rôle majeur dans la régulation des populations. C’est
la théorie du contrôle des communautés par les ressources (contrôle
«bottom-up»).
Mais de nombreux écologistes ont apporté la démonstration qu’il y a
également un effet inverse et que le fonctionnement d’un écosystème
est fortement contraint par la prédation exercée par les niveaux supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs (contrôle «top-down»). En
milieu aquatique par exemple, la prédation des poissons sur les invertébrés a un impact considérable sur la structure en taille et sur la composition spécifique du zooplancton et du zoobenthos. Ainsi, lorsque les
poissons zooplanctivores sont abondants, il y a disparition des espèces
zooplanctoniques de grande taille au profit d’espèces de taille plus petite.
Figure 5.4 Schéma simplifié des flux de matière et d’énergie
dans les chaînes alimentaires.
Autotrophes
Herbivores
Carnivores
Décomposeurs
Respiration
Perte de chaleur
ÉNERGIE
MATIÈRE
Soleil
D
P
C1
C2
