5.5 Chaînes et réseaux trophiques
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effets directs ou indirects sur l’état physiologique ou la viabilité des hôtes.
Ainsi, on observe souvent une baisse significative de la fécondité des
animaux parasités. Dans le cas du lagopède d’Écosse, un nématode
parasite de l’appareil digestif serait responsable de l’effondrement
périodique des populations comme l’ont montré des observations à long
terme. Il réduit la fécondité des femelles et les rend plus vulnérables
aux prédateurs.
Le parasitisme intervient également pour limiter la présence de certaines
espèces dans un écosystème donné. Ainsi, aux États-Unis, le cerf de
Virginie est parasité par un petit nématode, Elasphostrongylus tenuis, qui
ne lui cause pas de dommages majeurs. Par contre ce même parasite
est fortement pathogène pour d’autres espèces d’ongulés telles que
l’élan ou le caribou. Ces derniers sont sujets à de fortes mortalités
lorsqu’ils cherchent à envahir le territoire du cerf de Virginie qui est ainsi
protégé de la compétition avec des espèces proches. Il est possible que
de telles situations soient plus fréquentes qu’on ne le pense.
5.5 CHAÎNES ET RÉSEAUX TROPHIQUES
La nature des relations trophiques qui s’établissent entre les espèces
vivant dans un écosystème et leur intensité, jouent un rôle central dans
la circulation de la matière et de l’énergie. Leur compréhension est au
centre des théories écologiques.
En schématisant, les liens de dépendance d’organismes, qui mangent
les uns avant d’être mangés par les autres, constituent une chaîne
alimentaire ou chaîne trophique qui décrit de manière très simplifiée la
Interactions durables
L’écologie des interactions durables, c’est-à-dire l’étude des interactions parasite-hôte-environnement, a émergé au début des années
1980, à partir du constat que les parasites jouaient un rôle majeur
dans le fonctionnement et l’évolution de la biosphère. Dans les
systèmes hôtes-parasites, deux organismes aux informations génétiques différentes vivent ensemble, souvent l’un dans l’autre. Les
informations génétiques de chacun des partenaires s’expriment
ainsi côte à côte et durablement. D’où le concept d’interaction
durable, opposé à celui d’interaction instantanée telle qu’elle
s’exprime dans les relations proies-prédateurs.
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