4.3 Dynamique de la diversité biologique et pressions anthropiques
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
milliers d’années, la totalité de cette faune a disparu, remplacée par une
faune exclusivement moderne. Cette faune a-t-elle été volontairement
introduite ou non? La question reste ouverte.
a) Des introductions délibérées…
De nombreuses introductions délibérées ont été motivées par le souci
d’accroître localement le potentiel d’espèces utiles à l’homme. Par
exemple, ans la plupart des régions du monde, les besoins alimentaires
sont couverts par des espèces végétales et animales qui sont originaires
d’autres continents.
La «découverte» de l’Amérique fut l’occasion de rencontrer une
agriculture très ancienne et relativement développée, basée sur trois
plantes principales: le maïs, le manioc, et la pomme de terre. L’agriculture amérindienne était néanmoins diversifiée, et les Européens en
tirèrent partie pour transférer dans le monde une vingtaine de plantes
sud-américaines: maïs, manioc, pomme de terre, tomate, citrouille,
tabac, fraises, piment, haricots, etc. L’Europe bénéficiera plus tard
également de plantes venues d’Amérique du Nord telles que le topinambour et le tournesol. La dinde et le canard de Barbarie profiteront
aussi à l’élevage européen.
Ces transferts seront à la base de la plus grande révolution alimentaire
de l’histoire. De fait, le maïs et la pomme de terre jouèrent un rôle
important dans la dynamique agricole de l’Europe et la mise en œuvre
de la «nouvelle agriculture» au début du XIX e siècle. Les transferts
intercontinentaux joueront également un rôle dans la révolution industrielle (coton, caoutchouc) et enrichiront le stock de produits médicinaux
(quinine). Il est d’usage de penser que l’Europe fut le principal bénéficiaire de la découverte de l’Amérique du sud et de ses espèces domestiques. Mais le transfert d’espèces sud-américaines concerna également
l’Afrique et l’Asie: hévéa, coton, sisal, cacaoyer, ainsi que les cultures
Les espèces sont dites indigènes, natives, autochtones lorsqu’elles
sont originaires de l’aire considérée. Une espèce introduite est une
espèce qui a été intentionnellement ou accidentellement introduite par l’homme en dehors de son aire de distribution naturelle.
Elle est qualifiée d’exotique, exogène ou allochtone lorsqu’elle est
originaire d’une autre aire de répartition. On parle de naturalisation
lorsqu’une nouvelle population s’est intégrée dans un milieu,
c’est-à-dire qu’elle y vit et s’y reproduit.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
milliers d’années, la totalité de cette faune a disparu, remplacée par une
faune exclusivement moderne. Cette faune a-t-elle été volontairement
introduite ou non? La question reste ouverte.
a) Des introductions délibérées…
De nombreuses introductions délibérées ont été motivées par le souci
d’accroître localement le potentiel d’espèces utiles à l’homme. Par
exemple, ans la plupart des régions du monde, les besoins alimentaires
sont couverts par des espèces végétales et animales qui sont originaires
d’autres continents.
La «découverte» de l’Amérique fut l’occasion de rencontrer une
agriculture très ancienne et relativement développée, basée sur trois
plantes principales: le maïs, le manioc, et la pomme de terre. L’agriculture amérindienne était néanmoins diversifiée, et les Européens en
tirèrent partie pour transférer dans le monde une vingtaine de plantes
sud-américaines: maïs, manioc, pomme de terre, tomate, citrouille,
tabac, fraises, piment, haricots, etc. L’Europe bénéficiera plus tard
également de plantes venues d’Amérique du Nord telles que le topinambour et le tournesol. La dinde et le canard de Barbarie profiteront
aussi à l’élevage européen.
Ces transferts seront à la base de la plus grande révolution alimentaire
de l’histoire. De fait, le maïs et la pomme de terre jouèrent un rôle
important dans la dynamique agricole de l’Europe et la mise en œuvre
de la «nouvelle agriculture» au début du XIX e siècle. Les transferts
intercontinentaux joueront également un rôle dans la révolution industrielle (coton, caoutchouc) et enrichiront le stock de produits médicinaux
(quinine). Il est d’usage de penser que l’Europe fut le principal bénéficiaire de la découverte de l’Amérique du sud et de ses espèces domestiques. Mais le transfert d’espèces sud-américaines concerna également
l’Afrique et l’Asie: hévéa, coton, sisal, cacaoyer, ainsi que les cultures
Les espèces sont dites indigènes, natives, autochtones lorsqu’elles
sont originaires de l’aire considérée. Une espèce introduite est une
espèce qui a été intentionnellement ou accidentellement introduite par l’homme en dehors de son aire de distribution naturelle.
Elle est qualifiée d’exotique, exogène ou allochtone lorsqu’elle est
originaire d’une autre aire de répartition. On parle de naturalisation
lorsqu’une nouvelle population s’est intégrée dans un milieu,
c’est-à-dire qu’elle y vit et s’y reproduit.
