4.3 Dynamique de la diversité biologique et pressions anthropiques
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feuillus et sont donc d’un profit plus intéressant à court terme. Mais
les résineux accroissent l’acidité des sols, et fragilisent l’ensemble de
la forêt par leur sensibilité plus grande aux maladies et aux pollutions.
Un phénomène mal connu, car moins visible, mais dont on commence
à apprécier l’ampleur, concerne la diminution de la diversité biologique
des sols dont le rôle dans la production primaire et dans le recyclage de
la matière organique est fondamental. Un peu partout dans le monde,
le fonctionnement, la structure et les propriétés des sols sont en effet
modifiés par les activités humaines: pratiques agricoles, pollutions,
artificialisation due à l’urbanisation. Il en résulte en particulier:
• une recrudescence des phénomènes d’érosion dus pour partie à la
déforestation, au surpâturage, à l’intensification des cultures. La perte
annuelle en sols au niveau mondial serait de 5 à 7 millions d’hectares
par an;
• la salinisation qui est la conséquence de l’irrigation mal contrôlée,
surtout dans les régions arides ou semi-arides;
• le tassement qui résulte de l’utilisation de machines agricoles trop
lourdes ou mal adaptées, du piétinement trop important par les
animaux, des irrigations mal conduites, etc.;
• les traitements chimiques fongicides, insecticides, etc. sur les cultures
apportent de fortes pollutions en composés organiques toxiques ou
en métaux lourds (Cu, As, etc.).
L’appauvrissement de la diversité et de l’activité biologique des sols
ainsi que la diminution des taux de matière organique concerne pratiquement tous les sols cultivés. C’est un élément important du phénomène
de désertification qui désigne la dégradation des terres dans les zones
arides et semi-arides sous l’effet conjugué des variations climatiques et
des activités humaines. Elle se manifeste à l’échelle humaine, par une
réduction de la couverture végétale (une terre est désertique quand il
ne reste plus que 10 à 15% de végétation sur le sol), ainsi qu’une diminution ou une destruction du potentiel biologique des terres et de leur
capacité à supporter les populations qui y vivent. La désertification
consiste en réalité en une perte progressive de la fertilité des sols.
Un phénomène général lié à l’utilisation des terres, est la perte et/ou
la fragmentation des habitats. Celle-ci peut avoir des conséquences
importantes sur la structure des communautés biologiques.
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