4.3 Dynamique de la diversité biologique et pressions anthropiques
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de la biosphère conduisant aux évolutions climatiques et à la perte irréversible de composantes de la biodiversité (gènes, espèces, écosystèmes).
Cette influence de l’homme sur la biosphère se manifeste au niveau de
différents processus qui sont résumés figure 4.4.
L’expression «changements globaux» est souvent utilisée pour
qualifier tous ces phénomènes que l’on peut classer dans quatre grands
ensembles: (1) les changements dans l’utilisation des terres et la couverture végétale; (2) les changements dans la composition de l’atmosphère;
(3) le changement du climat; (4) les altérations dans la composition des
communautés naturelles et la perte de la biodiversité. En réalité, sous
ce vocable on identifie à la fois les impacts du développement économique et de la croissance de la population mondiale sur les principaux
compartiments du système Terre – à savoir l’atmosphère, les sols et les
systèmes aquatiques – ainsi que les processus concernés par les échanges
de matière et d’énergie entre ces compartiments.
4.3.1 La pression démographique
Parmi tous les facteurs responsables de l’érosion de la diversité biologique, la pression démographique et des moyens techniques de plus en
plus puissants constituent les causes ultimes. Il faut en effet utiliser
des espaces plus importants pour héberger et nourrir une population
mondiale qui s’est fortement accrue: 2 milliards d’individus en 1930,
4 milliards en 1975, et 9 ou 10 milliards prévus vers 2050. Cette augmentation de la population concerne toute la planète, mais plus particulièrement les régions tropicales où la diversité biologique est plus grande
que dans les zones tempérées.
4.3.2 Utilisation des terres et transformation
des paysages
Pour la production de biens et services, l’homme modifie la structure
et le fonctionnement des écosystèmes. Les premières actions significatives de l’homme sur son environnement ont été les brûlis destinés à
débusquer le gibier ou à défricher les terres. Les incendies favorisèrent
les espèces végétales résistantes au feu ainsi que le développement des
savanes et des prairies. Puis l’apparition de l’agriculture a enclenché un
processus de transformation des milieux où vont dominer des espèces
domestiques ainsi que des espèces opportunistes, adventices dans les
cultures et rudérales autour des habitats. Les haies vives permirent de
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