4.2 L’homme et l’érosion de la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
continents colonisés par l’homme plus récemment. En réalité, il est
difficile avec les informations dont nous disposons d’affirmer (comme
certains n’hésitent pas à le faire) que l’homme est responsable de
l’extinction de la mégafaune à la fin du Pléistocène. Il est probable qu’un
ensemble de facteurs agissant plus ou moins en synergie est à l’origine
de la disparition de cette mégafaune sur les différents continents. On
pense en particulier:
• aux changements climatiques de la fin du Quaternaire dont les alternances de glaciation et de réchauffement tous les 100 000 ans environ,
ont probablement joué un rôle important en modifiant les habitats et
en affaiblissant la faune et la flore;
• aux épidémies qui ont pu causer l’extinction d’au moins une partie des
espèces, surtout si les hôtes ont été mis en contact avec de nouveaux
pathogènes;
• à la chasse qui a pu jouer un rôle, du moins pour certaines espèces et
sur certains continents, sachant que le défrichement par le feu, l’introduction d’animaux domestiqués ou commensaux, sont probablement
autant d’autres facteurs qui ont pu contribuer à la disparition des
grands mammifères.
4.2.3 L’érosion actuelle de la diversité biologique
L’homme moderne possède des moyens techniques inégalés. Il peut
faire disparaître certains écosystèmes ou transformer complètement
des régions entières. Pour des groupes bien documentés tels que les
mammifères et les oiseaux, ou certains groupes végétaux, on peut se
baser sur les extinctions documentées d’espèces. On estime ainsi que
108 espèces d’oiseaux et 90 espèces de mammifères se sont éteintes
depuis l’an 1600. Il est probable cependant que ce nombre est plus
élevé car toutes les régions du monde ne possèdent pas d’archives
exploitables. En outre, les effectifs de plusieurs espèces ont atteint à un
état critique à l’heure actuelle.
Une grande partie des espèces disparues, que ce soient des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des mollusques terrestres ou des plantes,
habitaient des îles. C’est le cas du célèbre dodo de l’île Maurice. Mais
des espèces continentales telles que l’auroch, le pigeon migrateur
américain ou le grand pingouin, ont également été exterminées par la
chasse. Dans le domaine marin on ne compte que deux espèces de
mammifères disparues au cours des siècles derniers, même si certaines
populations de baleines par exemple, ont connu des périodes critiques.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
continents colonisés par l’homme plus récemment. En réalité, il est
difficile avec les informations dont nous disposons d’affirmer (comme
certains n’hésitent pas à le faire) que l’homme est responsable de
l’extinction de la mégafaune à la fin du Pléistocène. Il est probable qu’un
ensemble de facteurs agissant plus ou moins en synergie est à l’origine
de la disparition de cette mégafaune sur les différents continents. On
pense en particulier:
• aux changements climatiques de la fin du Quaternaire dont les alternances de glaciation et de réchauffement tous les 100 000 ans environ,
ont probablement joué un rôle important en modifiant les habitats et
en affaiblissant la faune et la flore;
• aux épidémies qui ont pu causer l’extinction d’au moins une partie des
espèces, surtout si les hôtes ont été mis en contact avec de nouveaux
pathogènes;
• à la chasse qui a pu jouer un rôle, du moins pour certaines espèces et
sur certains continents, sachant que le défrichement par le feu, l’introduction d’animaux domestiqués ou commensaux, sont probablement
autant d’autres facteurs qui ont pu contribuer à la disparition des
grands mammifères.
4.2.3 L’érosion actuelle de la diversité biologique
L’homme moderne possède des moyens techniques inégalés. Il peut
faire disparaître certains écosystèmes ou transformer complètement
des régions entières. Pour des groupes bien documentés tels que les
mammifères et les oiseaux, ou certains groupes végétaux, on peut se
baser sur les extinctions documentées d’espèces. On estime ainsi que
108 espèces d’oiseaux et 90 espèces de mammifères se sont éteintes
depuis l’an 1600. Il est probable cependant que ce nombre est plus
élevé car toutes les régions du monde ne possèdent pas d’archives
exploitables. En outre, les effectifs de plusieurs espèces ont atteint à un
état critique à l’heure actuelle.
Une grande partie des espèces disparues, que ce soient des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des mollusques terrestres ou des plantes,
habitaient des îles. C’est le cas du célèbre dodo de l’île Maurice. Mais
des espèces continentales telles que l’auroch, le pigeon migrateur
américain ou le grand pingouin, ont également été exterminées par la
chasse. Dans le domaine marin on ne compte que deux espèces de
mammifères disparues au cours des siècles derniers, même si certaines
populations de baleines par exemple, ont connu des périodes critiques.
