19.1 Élaboration d’une maquette
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19.1.5 Ergonomie des modèles
Un modèle est un outil de travail pour ses utilisateurs. A ce titre, il est logique qu’on
le soumette à des règles d’ergonomie afin de le rendre facile à utiliser. Cette qualité
ne relève pas (seulement) de la philanthropie, mais plutôt de la sécurité : si le modèle
qui apparaît à l’écran est clair, lisible, structuré logiquement en fonction du mode
naturel de travail de son utilisateur, il gagnera en fiabilité. On cherchera à présenter
les informations par agrégats logiques en fonction de leur nécessité et de manière
telle que les relations entre ces informations apparaissent clairement.
Nous analyserons deux règles intuitives qui doivent guider la présentation des
composants d’un modèle complexe. La première concerne l’unité de travail de
l’utilisateur, la seconde la classification des informations.
a) Unité de travail
Considérons à nouveau le modèle de la figure 17.10, qui décrit les revenus d’un
ensemble d’employés pendant un certain nombre de mois. Ce modèle est neutre visà-vis de l’utilisation qu’on pourrait en faire. Il convient parfaitement à l’utilisateur
qui désirerait étudier l’ensemble des employés pour un mois déterminé, par exemple
pour établir les salaires du mois courant. Il est aussi adapté aux besoins de l’utilisateur qui se concentre sur l’historique d’un employé déterminé, et pour lequel il
désire consulter la liste des informations mensuelles pour les mois écoulés. La
maquette, cependant, traduit l’une ou l’autre de ces perspectives, mais ne peut en
toute généralité favoriser les deux dès qu’on est confronté à des modèles complexes.
Une maquette est structurée en fonction de l’usage qu’on prévoit de faire du modèle.
Si on prévoit plus d’un usage, et que chacun d’eux exige une présentation spécifique, il faudra définir plusieurs maquettes qui représentent le modèle abstrait, en
tout ou en partie. On rappelle que les tableurs modernes admettent qu’on définisse
plusieurs vues du même modèle, et que le problème qu’on pose ici peut se traduire
aisément en EXCEL (par exemple) sous la forme d’une feuille de calcul contenant le
modèle complet et d’un jeu de feuilles pour chaque vue distincte de ce modèle
(section 15.3). Pour des raisons de facilité de manipulation, on pourra organiser la
feuille de manière telle qu’un écran contienne la totalité des informations sur
lesquelles l’utilisateur travaille. Il est en effet très facile de sauter d’un écran à
l’autre dans les quatre directions.
Plus précisément, ce problème peut se poser en termes d’unité de travail 4 . On
désigne sous ce terme le concept autour duquel s’organise le travail de l’utilisateur.
La discussion qui précède suggère deux unités de travail distinctes : le mois d’une
part, ce qui conduit à une feuille de calcul par mois, et l’employé d’autre part, ce qui
suggère une feuille de calcul par employé. On pourrait envisager une unité plus fine
encore, comme l’employé durant un mois, ce qui conduirait à une feuille par
employé et par mois. Cette structuration du modèle est basée sur ses dimensions :
4. Ce concept est proche des objets métier de Merise et autres business objects.
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